La seconde chance du BO

  • Les cadres biarrots, à l’image de Steffon Armitage, Francis Saili, et Henry Speight, se doivent une revanche contre Bayonne. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Les cadres biarrots, à l’image de Steffon Armitage, Francis Saili, et Henry Speight, se doivent une revanche contre Bayonne. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

S’ils ont raté le bouclier la semaine passée, les Biarrots ont néanmoins la possibilité d’accrocher un ticket pour le Top 14 en cas de victoire face à Bayonne et de terminer une saison, déjà réussie, en apothéose.

Impressionnant en barrage, renversant en demie, le BO est tombé contre plus fort en finale et, logiquement, le premier de la phase régulière a dominé le troisième, avec vingt points d’écart. Mais les joueurs basques et leur président Aldigé, battus mais pas abattus, l’ont rapidement rappelé après la rencontre : « Le rugby a inventé un système faisant en sorte que lorsque l’on perd une finale, on a la chance de pouvoir en jouer une autre six jours plus tard. Cela nous évitera de ressasser trop longtemps notre échec… » Appelez-la comme vous voulez, mais c’est en effet une belle opportunité, une véritable occasion et une seconde chance pour grimper dans l’élite, qui se présente aux Biarrots sept jours après avoir loupé la première. « On sait très bien qu’on n’a pas fait notre meilleur match, qu’on n’a pas montré notre meilleur visage en finale, reconnaît Matthew Clarkin, le directeur sportif biarrot. Ça, c’est une vérité. » Samedi dernier, le BO est passé à côté de son rendez-vous. Ses cadres ont semblé quelque peu émoussés pendant ce trente-deuxième match (!) de la phase régulière, et les Saili, Speight ou Dyer n’ont pas eu le rendement habituel. « Il reste un peu de frustration, poursuit l’ancien troisième ligne centre. En anglais, on a une expression qui dit « You’re only as good as your last game ». Individuellement et collectivement, nous ne sommes pas satisfaits de notre dernier match. Nous sommes ensemble depuis 53 semaines. La finalité, c’est samedi et nous voudrons partir en vacances en laissant la meilleure image de nous. »

Bien entendu, ce week-end, les Biarrots ne voudront pas seulement montrer une belle « image », même si leur saison est déjà réussie. Ils voulaient accrocher un barrage à domicile, ils sont allés jusqu’à la finale. Mais tout autre résultat qu’une victoire face au voisin bayonnais serait une grosse déception. Car au-delà d’un « access match », c’est un ticket pour représenter le rugby basque dans l’élite que les deux équipes vont se disputer.

« Nous allons éduquer ceux qui n’ont jamais vécu un derby »

À ce sujet, les Biarrots ont, dans leur effectif, moins de joueurs qui connaissent le derby qu’à Bayonne. C’est un fait. Aura-t-il son importance au coup d’envoi ? Si les garçons du coin peuvent être surmotivés par cet événement, la pression, autour de ce rendez-vous pas comme les autres, peut aussi en paralyser certains. « J’ai 50 000 personnes qui m’expliquent qu’il faut protéger les joueurs et d’autres me disent qu’il faut absolument qu’ils comprennent l’importance de cette rencontre, rigole Matthew Clarkin. Chacun a son avis, mais la vérité se trouve sur le terrain. Nous nous demandons donc, dans un contexte particulier, qui peut être performant ? Quelle équipe pourra respecter le plan de jeu et mettre les ingrédients qu’il faut pour gagner un match de rugby ? Nous allons essayer d’éduquer ceux qui n’ont jamais vécu un derby et nous tâcherons de modérer ceux qui l’ont déjà joué. Le plus important, c’est que nous allons essayer de le vivre d’une façon positive, tous ensemble. La vérité du terrain décidera derrière. »

L’autre point important, c’est que le BO, aujourd’hui, est dans la position du chasseur, laquelle est bien entendu plus confortable que celle du chassé. Reste à savoir si ces deux facteurs permettront au club de Pro D2 de renverser celui de Top 14, ou si pour la première fois depuis la mise en place du barrage d’accession, le « gros » restera souverain.

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Pablo ORDAS
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