Les « cages » se rebiffent

  • Cyril Cazeaux (UBB) à la lutte avec Peceli Yato (ASM).
    Cyril Cazeaux (UBB) à la lutte avec Peceli Yato (ASM). Icon Sport
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Entre l'UBB qui a eu maille à partir avec la commission de discipline et une asm qui ne dispose plus que d’un seul spécialiste au poste, le match des deuxième ligne s’annonce aussi incertain que décisif.

On n’insiste probablement jamais assez au sujet de l’importance des deuxième ligne dans le rugby moderne et c’est un tort. Car si les deuxième ligne ont supplanté les piliers droits en devenant les joueurs les mieux payés du marché, ce n’est évidemment pas un hasard… Au vrai, que demande-t-on à un deuxième ligne aujourd’hui ? Tout ou presque. À savoir, assurer les fondamentaux du poste en conquête directe (touche, mêlée) ainsi que dans le secteur de plus en plus crucial des ballons portés. Mais aussi dans tout ce qui relève du jeu courant, entre soutiens offensifs, plaquages, courses et, surtout, le crucial « tri » des ballons en position de premier attaquant… Un rôle essentiel donc, souligné chaque week-end par l’influence de joueurs comme Skelton à La Rochelle ou les frères Arnold à Toulouse.

Le truc ? Il est que du côté de l’UBB, comme dans le camp clermontois, c’est avec un effectif particulièrement dégarni à ce poste si important que l’on s’avancera samedi soir. Côté girondin, en effet, si l’on déplorait d’ores et déjà les absences de Jandré Marais (trois semaines de suspension) et Alexandre Flanquart (blessé), on a longtemps craint cette semaine de devoir se passer de l’international tricolore Cyril Cazeaux, cité pour un plaquage dangereux. Fort heureusement pour l’UBB, la commission a choisi de le blanchir, délestant Christophe Urios de l’obligation de retoucher sa troisième ligne en demandant au Puma Guido Petti Pagadizábal de remonter d’un cran.

Une nouvelle d’autant plus appréciable qu’elle devrait permettre à l’UBB de garder ses repères sur son point fort de la touche (89 % de ballons conservés, record du Top 14) tandis que Petti caracole en tête des meilleur contreurs avec 18 ballons volés. Les suiveurs des deux clubs se rappellent ainsi très bien que si Clermont a baissé pavillon au Michelin (36-37) tout en ne réussissant pas à l’emporter à Bordeaux (16-16), ce fut à chaque fois en raison d’une touche défaillante…

Clermont, roi du bricolage

Une clé du match de samedi, alors ? Forcément, oui. Et cela d’autant plus que, de leur côté, les Auvergnats sont confrontés depuis de longues semaines à des problématiques autrement plus corsées. En effet, le départ de Timani en cours de saison n’a été que (très) partiellement compensé par le recrutement décevant de Joel Everson (63 minutes de jeu en trois feuilles de match).

En conséquence, et en l’absence de Jedrasiak (épaule), le pauvre Sébastien Vahaamahina a été surutilisé jusqu’à l’explosion, à savoir une hernie cervicale. Et si Paul Jedrasiak est heureusement revenu aux affaires voilà quinze jours, celui-ci se trouve désormais le dernier spécialiste en ordre de marche de tout l’effectif professionnel, obligeant Peceli Yato à prolonger son intérim dans la cage, qui ne lui permet certes pas d’exprimer son plein potentiel mais rend de fiers services à l’équipe (huit titularisations sur quatorze en deuxième ligne pour l’habituel flanker).

De là à conclure que, comme face à La Rochelle, l’ASM n’aura ses chances que si sa deuxième ligne de fortune parvient à rivaliser avec les spécialistes d’en face ? Vu le combat de tranchées qui s’annonce sur la pelouse de Chaban, on ne serait pas loin de le penser…

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Nicolas ZANARDI
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