O’Callaghan, la tour de contrôle

  • La présence de Dave O’Callaghan rassure l’alignement biarrot. Photo Icon Sport La présence de Dave O’Callaghan rassure l’alignement biarrot. Photo Icon Sport
    La présence de Dave O’Callaghan rassure l’alignement biarrot. Photo Icon Sport
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Depuis le retour de blessure de Dave O’Callaghan, troisième ligne aile de Biarritz, la touche du BO va beaucoup mieux et ce n’est certainement pas un hasard.

Cette saison, on a souvent pointé du doigt, dans ces colonnes, le manque de régularité de l’alignement biarrot. En début de championnat, c’était à cause « des réglages » nécessaires aux premiers matchs, nous expliquait le staff rouge et blanc. Ensuite, alors que la saison avançait et que le déchet persistait, on nous parlait « de détails, de manque de maîtrise et de précision ». Sur ces phases finales ? Plus grand-chose à signaler. Il y a eu, certes, quelques lancers galvaudés ici et là (dont deux préjudiciables en finale) mais l’alignement basque va globalement mieux depuis plusieurs semaines, et le retour de Dave O’Callaghan, son patron, n’est pas étranger à tout ça. « Même si ce n’est pas toujours lui qui annonce, il a des qualités qui font que tu peux lancer dans sa zone et il y a de fortes chances pour que le ballon soit capté. Dave est un joueur aérien, la touche est un de ses points forts » confirme Matthew Clarkin, le directeur sportif du BO.

Logiquement, l’Irlandais a été aligné à 18 reprises par Nicolas Nadau et Shaun Sowerby pendant la phase régulière (17 titularisations), mais a manqué une dizaine de rencontres pour des blessures ou une suspension après un rouge reçu contre Valence-Romans. Depuis le début des phases finales, il fait partie des premiers noms couchés sur la feuille de match et l’ancien du Munster a joué le barrage, la demie et la finale dans leur intégralité. « Ce qui est symbolique de sa qualité, c’est qu’il peut revenir au bout de deux mois, tu le rebalances au sein de l’équipe et il retrouve son niveau très rapidement, souligne Clarkin. Dave est très apprécié par les autres. Il ne déçoit quasiment jamais et, sur les gros matchs, il est capable de répondre présent. C’est très important. Avoir quelqu’un qui présente ces certitudes, ça soulage ! »

Arrivera-t-il à perturber la touche bayonnaise ?

Ce week-end celui qui fut éduqué par Anthony Foley, et façonné par Johan Erasmus pendant ses années au Munster, tentera de perturber l’alignement bleu et blanc, comme l’ont fait les Parisiens samedi dernier. « Jusqu’à pas très longtemps, la touche bayonnaise était parmi les meilleures du Top 14, rappelle Clarkin. Mais c’est un secteur fragile et il faut, parfois, un petit grain de sable pour qu’il soit impacté. Alors oui, samedi, on essaiera de les mettre en difficulté, car derrière, ils font de très bons ballons portés. » Et Dave O’Callaghan, à ce petit jeu-là, aura un rôle à jouer. 

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Pablo Ordas
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