Le Racing était trop fort

  • Les Racingmen ont régalé le public Ciel et Blanc.
    Les Racingmen ont régalé le public Ciel et Blanc. Icon Sport - Icon Sport
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Dominateur devant, irrésistible derrière, le Racing a réalisé un match convaincant face à des Soldats roses globalement dépassés, pour s'imposer comme le nouvel épouvantail de cette fin de saison...

Le postulat de départ était hautement défavorable au Stade français : pour respecter le quota de Jiff imposé par la Ligue (16 joueurs issus de la formation française en moyenne par feuille de match) et éviter de débuter la saison prochaine avec des points en moins et des pénalités financières, les Parisiens avaient dû se passer des services de plusieurs de leurs stars et, si Adrien Lapègue débutait vendredi soir en lieu et place de Telusa Veainu, ce choix n'était évidemment pas dicté par des raisons sportives. Aussi absurde soit-il, si Yoann Maestri n'avait pas déclaré forfait sur blessure, Marcos Kremer, international argentin et révélation du début de saison, n'aurait même pas été remplaçant.

Le Racing maîtrise le Stade français et file en demie !

Le film du match > https://t.co/tAxxOnUDuF#R92SFP pic.twitter.com/rOKxXguQTX

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) June 11, 2021

 

Dans ces conditions, qui aurait misé un kopeck sur les coéquipiers de Paul Alo-Emile ? Sûrement pas les bookmakers du vieux continent, qui avaient tous coté les Parisiens à 4,20, soit un quotient indéniablement ridicule pour qui connaît un peu le monde du pari sportif. Alors ? Il est des fois où la rationalité s'applique évidemment au sport et, comme on pouvait s'y attendre, les Soldats roses ont pris l'eau de toutes parts face à l'un des trois plus beaux collectifs de l'Hexagone.

Beale a assuré
Beale a assuré Icon Sport - Icon Sport

Le Racing, sainte mère ? Il réalisa un tel début de match (trente points en trente minutes !) qu'on n'eut d'autre choix que de reconnaître que lorsque le paquet d'avants francilien est dominateur comme ce fut le cas vendredi soir, se met alors en place une irrépressible machine à broyer, servie par l'une des plus belles lignes de trois-quarts de la planète. Quel pied, nom de Dieu ! Et quel spectacle de fin gourmet, lorsque Finn Russell, Teddy Thomas, Gaël Fickou et consorts se mettent à jouer sur un même tempo ! Vendredi soir, dans une arène bruyante comme on avait oublié qu'elle pouvait l'être, les Racingmen ont donc levé les quelques doutes que l'on avait à leur propos, après la défaite en quarts de finale de Champions Cup : oui, le Racing a la densité suffisante pour rivaliser avec les cinq de devant les mieux équipés du championnat ; non, les Franciliens ne souffriront pas de la comparaison face aux colosses rochelais, en terres lilloises.

L'affiche de la première demi-finale de Top 14 connue !
Un choc entre le @staderochelais et le @racing92 \ud83d\udca5\ud83d\udca5\ud83d\udca5
Alors, ça va piquer ? \ud83d\ude2c#SRR92 #Top14 pic.twitter.com/0xFhn9zNcj

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) June 11, 2021

 

« Je veux être champion de France ! », disait d'ailleurs Laurent Travers avant ce derby. Et, même si les dernières vingt minutes de cette rencontre où des Ciel et Blanc en roue libre ont permis à Waisea de prendre des intervalles et aux Soldats roses d'aplatir trois essais, le Racing a vendredi soir hurlé à la gueule de ses concurrents qu'il incarnait, avec Ibou Diallo, Bernard Le Roux ou Eddy Ben Arous dans son fourreau, Gaël Fickou, Virimi Vakatawa et Finn Russell dans son carquois, l'ogre aux bottes de sept lieues qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être...

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Marc DUZAN
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