Paris, le salut par devant

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Si l’on fantasme la ligne de trois-quarts du Racing qualifiée de « Galactiques », les avants du club de la capitale affichent depuis plusieurs semaines une redoutable efficacité, laissant penser à une opposition de styles ce vendredi. Décryptage.

Le Racing a ses « Galactiques », le Stade français ses Soldats roses. Deux salles, deux ambiances. Entendez par là que ce derby francilien, en guise de match de barrage, pourrait bien accoucher d’une opposition de styles. La ligne de trois-quarts ciel et blanche n’est plus à présenter. Elle est belle et efficace, fait rêver et fantasmer. Le Stade français, lui, ne compte pas autant d’individualités capables de renverser une situation.Il s’appuie, depuis quelques semaines, sur un paquet d’avants qui marche sur ses adversaires. Six victoires consécutives, ça n’était plus arrivé depuis des lustres. Même pas en 2015, année du dernier sacre stadiste. Et les « gros » n’y sont pas étrangers. Au contraire. 

Une mêlée conquérante

Parlons d’abord de la mêlée : quand bien même la qualification du Stade français relève davantage de la résurrection que d’une constance à toute épreuve, ce secteur de jeu a affiché une efficacité redoutable à l’épreuve du temps. Les statistiques en témoignent : avec 23,4 % (source Opta) de ballons gagnés sur introduction adverse sur l’ensemble de la saison régulière, la mêlée rose a terminé l’exercice sur la première marche du Top 14. Loin devant La Rochelle (15,8 %), par exemple, ou encore du Stade toulousain (12,7 %), pour ne citer que les deux derniers finalistes de la Champions Cup. « La mêlée a vraiment donné satisfaction sur l’ensemble de la saison mais surtout ces dernières semaines, confesse le manager Gonzalo Quesada. C’est le fruit d’un très bon travail de Laurent Sempéré (entraîneurs des avants, N.D.L.R.) qui a su tirer tout au long de l’année la quintessence de son groupe. Maintenant, nous avons aussi conscience que le défi face au Racing sera énorme. Cette équipe a aussi une mêlée habituellement dominatrice. » Effectivement, si l’on s’en tient aux statistiques, les joueurs de Laurent Travers sont eux aussi bien prospères. Avec 20,2 % de réussite sur leurs mêlées défensives, les Racingmen talonnent les Parisiens.

In fine, ce qui sépare les deux équipes, c’est l’utilisation du ballon qui est faite en suivant. Les banlieusards s’en servent principalement pour alimenter leur ligne de trois-quarts quand les joueurs de la capitale n’hésitent pas à rester proches des zones de combat. Car avec des joueurs comme Tolu Latu, Paul Alo-Emile, Antoine Burban ou encore Pablo Matera, le Stade français cherche à faire mal à ses adversaires. à les marquer physiquement, à les user. Jusqu’à les amener au point de rupture. Avec une franche réussite ces dernières semaines. Tenez-vous bien : cette année, les Parisiens ont marqué douze essais sur ballons portés, soit autant qu’au cours des trois saisons précédentes cumulées.

Deux alignements performants

Dans le secteur de la conquête aérienne, les deux équipes risquent également de se livrer un combat homérique. Et le salut parisien passera aussi par les airs. Si la qualité de l’alignement du club des Hauts-de-Seine n’est plus à démontrer (22 % des lancers adverses volés sur la phase régulière), celle du Stade français, plus discrète, n’en est pas beaucoup moins efficace. Là aussi, les deux formations sont proches. Sekou Macalou, le « Baptiste Chouzenoux » du Stade, a souvent œuvré dans ce domaine. à tel point qu’avec 19 % de ballons chipés à l’adversaire sur l’ensemble de la saison, les joueurs de Sempéré ont achevé l’exercice sur la troisième marche du podium du Top 14 sur cet exercice. 
évidemment, vous nous rétorquerez que ce ne sont que des chiffres.Qu’un match de rugby ne peut pas se résumer à une confrontation à grands coups de tableurs, feuilles de calcul et diaporamas. À juste titre. Toutefois, cela offre la possibilité de se projeter sur le scénario d’un match qui s’annonce probablement bien plus serré qu’il n’y paraît.

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