France 7 : le Rocher comme tremplin vers l’Olympe

  • Les Bleus du VII n’ont qu’un objectif : gagner le TQO pour aller aux jeux Olympique de Tokyo en août. Photo Icon Sport
    Les Bleus du VII n’ont qu’un objectif : gagner le TQO pour aller aux jeux Olympique de Tokyo en août. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Favoris sur le papier, les Bleus vont tenter de décrocher le dernier billet qualificatif pour les jeux Olympiques de Tokyo, samedi et dimanche, à Monaco. L’enjeu est ultime. Et le principe on ne peut plus limpide : seul le vainqueur partira au Japon.

Dimanche soir, il y aura des étoiles ou des larmes dans les yeux des Bleus. Après cinq ans de préparation, de progression et de frustrations, Jérôme Daret et ses hommes sauront enfin s’ils iront aux JO de Tokyo en juillet. Leur obsession commune. Le théâtre de leurs plus beaux rêves. Pour y parvenir, ils devront remporter le tournoi de la dernière chance, à Monaco, ce week-end. "J’attends ça depuis trois ans, j’ai signé à VII pour ce genre de moments", en salive à l’avance Marvin O’Connor. "Il me tarde d’y être et d’en découdre, clame Jérôme Daret. C’est une étape importante pour aller chercher une médaille."

Avant de briguer un podium au Pays du soleil levant, ses protégés devront régner dans la principauté. Où ils se présentent en tête de file. "De toutes les nations en lice, nous étions les mieux classés du circuit mondial l’an passé, à la sixième place, rappelle Marvin O’Connor. En ce sens, nous sommes favoris." Les menaces n’en restent pas moins multiples. Avec l’Irlande, une vieille connaissance, tout d’abord : "C’est une équipe très structurée, forte dans les rucks et avec l’atout Conroy qui va très vite en bout de ligne. On sait que l’on peut les battre, c’est arrivé plusieurs fois et je n’ai pas souvenir que l’on ait déjà perdu contre eux." Les Samoa, aussi, de par leur expérience du haut niveau, et le Tonga, renforcé par Malakai Fekitoa, Lopeti Timani ou encore Afusipa Taumoepeau, sont à craindre : "C’est une bonne chose pour eux qu’ils aient rappelé ces joueurs qui ont été initiés au VII quand ils étaient jeunes et qui ont gardé cette culture. Ils affichent leur volonté d’aller aux JO", évoque Jérôme Daret. Les Bleus, aussi, ont densifié leur effectif avec le retour de Gabin Villière : "Il a continué sa montée en puissance depuis qu’il s’était révélé avec nous, décrit l’ancien ailier quinziste. Je suis sûr qu’il va nous apporter énormément."

"Il faudra être forts dans les têtes"

Sur le papier et dans les faits, les Tricolores possèdent tout pour décrocher leur billet. "L’équipe a maintenant un savoir-faire sur lequel elle peut s’appuyer", résume le technicien. Stephen Parez résume ainsi l’équation : "Notre plus gros adversaire, ce sera nous." Une évidence mais aussi une réalité. "Si l’on arrive à poser notre jeu, on ne pourra plus nous arrêter", reprend le meneur de jeu. Pour tenir leur promesse, Jean-Pascal Barraque et ses partenaires devront garder leur sang-froid et les idées claires en toutes circonstances. "Notre coach dacquois insiste beaucoup sur la gestion des émotions, sourit O’Connor. Elles vont être mises à rude épreuve. Le VII, c’est une guerre psychologique. Il va y en avoir une grosse ce week-end. Il faudra être forts dans les têtes pour prouver que l’on mérite notre place aux JO." Les leçons du tournoi de qualification olympique de Colomiers, en juillet 2019, pourraient se révéler précieuses à l’occasion de ce repêchage : "L’équipe avait abordé la demi-finale avec détermination car elle avait fort à faire avec l’Irlande, se souvient Jérôme Daret. Il y avait eu beaucoup d’émotions et un sentiment de libération à la fin. Je crois que l’on avait tout laissé à ce moment-là. Quand l’on est revenu sur le terrain pour la finale, nous n’avions pas bien attaqué le match. Il y a eu une autocritique de faite. Nous en parlerons le moment venu avec les joueurs. Il y a déjà eu une discussion avec le capitaine à ce sujet. Il faut s’en servir pour cette année. Cette expérience doit nous permettre de mieux gérer le deuxième jour." Le jour de vérité. Et du verdict. Dimanche, ce sera la fin d’une aventure. Ou le début d’une épopée.

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