Les Bleuets impatients !

  • Les joueurs de Philippe Boher sont prêts à entrer dans la compétition. Il faudra triompher des Anglais en ouverture, jamais une sinécure ... Photo Icon Sport
    Les joueurs de Philippe Boher sont prêts à entrer dans la compétition. Il faudra triompher des Anglais en ouverture, jamais une sinécure ... Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Les Bleuets débutent leur Tournoi des 6 Nations face à leur bête noire, l’Angleterre, samedi. Une compétition spéciale, qu’ils abordent avec beaucoup d’impatience.

Il est (enfin) l’heure de la compétition pour le XV de France des moins de 20 ans. Après avoir vu le Tournoi des 6 Nations 2020 brusquement suspendu et le mondial annulé, les hommes de Philippe Boher s’avancent plein d’envie vers le 6 Nations 2021. C’est au pays de Galles, où ils ont atterri ce mercredi, que les Bleuets joueront l’entièreté de la compétition.

« On sent des garçons qui sont impatients, raconte Fabrice Estebanez. Tout le monde, même le staff, est excité et on a hâte de rentrer enfin dans la compétition. » Un Tournoi forcément particulier pour cette génération, qui a subi les conséquences de la crise sanitaire. « On va se tester à balles réelles pour la première fois depuis un an et demi », lance Philipe Boher. Le manager sait que le premier match, ce samedi, aura une importance capitale : « D’autant plus qu’on sait que les Anglais, on ne les bat pas comme ça. »

L’Angleterre comme bête noire

Parce que oui, le Tournoi s’ouvre sur un Crunch pour les Français. Ces derniers auront sûrement en tête la défaite de 2020, face à leurs meilleurs ennemis, qui hante toujours les esprits bleus. À Grenoble, la jeune pousse française s’était inclinée sur un essai à la dernière minute, alors que le score était de 24-24. Boher se souvient : « On a une possession, on rend le ballon, et ils font feu du dernier ballon… »

Une terrible désillusion qui rappelle à Adrien Warion et les siens que les joueurs de la Rose sont leur bête noire depuis quelques années. La dernière victoire française face aux Anglais dans le Tournoi remonte au… 18 mars 2016, soit plus de cinq longues années. Après cela, les Bleuets n’ont fait qu’enchaîner les déconvenues, parfois cinglantes. Une défaite 59-17 face à des Anglais injouables en 2017, une autre 6-22 qui prive les Français d’un grand chelem en 2018 et donc deux derniers revers en 2019 et 2020. Heureusement, les Bleuets ont eu leur revanche lors du Mondial 2018, avec un triomphe en finale 33-25. Alors ce samedi, la tâche s’annonce compliquée, mais pas impossible. « C’est une grosse équipe du Tournoi, mais ce ne sont pas les seuls, prévient Estebanez. Les Irlandais avaient aussi la possibilité de jouer l’année dernière, le pays de Galles a une belle génération et sont chez eux… »

Une génération déjà familière

du haut-niveau

Mais les Tricolores aussi disposent d’un vivier important. Parmi les 35 joueurs qui composent le groupe, 21 ont déjà joué en professionnel avec leur club cette saison. « C’est bien, ça leur fait une expérience supplémentaire à haut niveau, explique Boher. Mais chez les Anglais, c’est la même chose. Ils ont un nombre de joueurs très impressionnant qui ont joué en Premiership, dont deux encore retenus pour les demi-finales. »

Ce premier match samedi, semble en tout cas primordial et donnera la direction que prendront les Bleuets au cours de ce Tournoi aussi particulier qu’excitant. « Cette génération, il va falloir voir comment elle se comporte face à un adversaire de grande qualité. Ce sera un match plutôt dans le registre du rugby total, avec des mecs qui courent », analyse Boher. Réponse samedi, à 18 heures.

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Yanis GUILLOU
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