Ramos, le rebond de premier choix

  • Ramos, le rebond de premier choix
    Ramos, le rebond de premier choix Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Blessé puis remplaçant lors du titre de champion d’Europe, l’arrière international a retrouvé son meilleur niveau et son statut de titulaire à l’entame de ces phases finales de Top 14. Son heure est venue.

Thomas Ramos n’a pas pour habitude de se cacher ou fuir ses responsabilités. Il l’a prouvé à maintes reprises, quand il s’est agi de convertir des coups de pied décisifs dans les ultimes instants d’un match serré. Lui tremble rarement. Sang froid et tempérament au service d’une audace naturelle, qui le pousse parfois à tenter ce que les autres n’oseraient pas imaginer.

Ce fut vrai lors de la finale du Top 14 en 2019 quand, au sortir d’une demie ratée à titre personnel, il avait été assez fou pour vite jouer une pénalité au pied plutôt que de prendre des points faciles en début de match, ou encore lors de la première journée de l’actuelle saison, lorsqu’il avait réalisé cette passe entre les jambes à l’aveugle pour Romain Ntamack sur sa ligne d’en-but qui avait conduit à l’essai de l’année cent mètres plus loin. Ces dernières semaines, l’arrière international fut fidèle à sa réputation. Avant l’ultime rendez-vous de la phase régulière à… Bordeaux, où les Stadistes n’avaient besoin que d’un point pour assurer leur place en demi-finale, il clamait ainsi : "Si on y va pour juste prendre un point et si, finalement, on n’en prend aucun, on sera les dindons de la farce." Lui et ses partenaires avaient gagné. Sur le plan individuel, l’intéressé jouait gros, comme lors de ses sorties précédentes. Après avoir enchaîné plusieurs blessures en cet exercice, dont une au mollet qui l’a tenu éloigné des terrains durant plus de deux mois, Ramos est revenu à temps pour intégrer le groupe sacré champion d’Europe le 22 mai dernier. Mais il était trop juste pour espérer doubler Maxime Médard dans le XV de départ. Il était remplaçant en finale de Champions Cup et avait passé quelques minutes sur la pelouse de Twickenham.

Médard et le Passage de témoin

Depuis, Ramos a retrouvé le sommet de la hiérarchie en même temps que sa fraîcheur et son meilleur niveau. Titulaire et performant contre Clermont et l’UBB, deux matchs XXL, il a sûrement changé le cours de son histoire pour cette fin de parcours. Le manager Ugo Mola, qui a loué les "qualités exceptionnelles" de Médard, "certainement le meilleur joueur de rugby" qu’il a eu la chance d’entraîner, a considéré que l’aventure européenne appartenait à l’aîné des deux, avant de passer le flambeau à son héritier à Ernest-Wallon.

Sorte de symbole, tant Médard sert de guide pour la jeune et talentueuse génération de trois-quarts stadistes qu’il pousse à toujours se dépasser par son exigence et son sens de la compétition. Maintenant, c’est à Ramos de prendre le témoin. Sans crainte, ni excuse. "La blessure est derrière moi désormais", affirmait-il après la réception de l’ASMCA. Comme s’il réclamait de faire table rase du passé récent. C’est le cas pour lui et pour son équipe, lancée dans sa nouvelle quête de titre. Capable aussi de dépanner à l’ouverture en cas de besoin, il récupérera au passage la responsabilité des tirs au but, lui qui présente le deuxième meilleur pourcentage de réussite du Top 14 (91,2 %), derrière Morgan Parra. Ramos, l’assurance et le risque à la fois.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?