Deuxième ligne : l’inconnue Rory Arnold au cœur des débats du combat

  • Face au meilleur alignement de Top 14 (90,4 % de réussite sur ses lancers pour l’UBB), Toulouse priera jusqu’au dernier moment pour le retour de son géant Rory Arnold, toujours en délicatesse avec son épaule. Face au meilleur alignement de Top 14 (90,4 % de réussite sur ses lancers pour l’UBB), Toulouse priera jusqu’au dernier moment pour le retour de son géant Rory Arnold, toujours en délicatesse avec son épaule.
    Face au meilleur alignement de Top 14 (90,4 % de réussite sur ses lancers pour l’UBB), Toulouse priera jusqu’au dernier moment pour le retour de son géant Rory Arnold, toujours en délicatesse avec son épaule. Photo M.O. - D.P. - Photo M.O. - D.P.
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Le deuxième ligne international australien sera espéré jusqu’au dernier moment par toulouse, déjà plombé par les absences de son frère richie et de meafou. une donnée d’autant plus importante que l’UBB sera toujours privée au même poste de jandré Marais, suspendu...

Deux Arnold valent mieux qu’un, et le Stade toulousain en est évidemment conscient, qui aurait très certainement beaucoup aimé pouvoir aligner ses jumeaux australiens en deuxième ligne. Las, victime d’une déchirure en finale de Champions Cup, Richie Arnold est forfait depuis longtemps tandis que son frère Rory (épaule) se testera la dernière minute pour pouvoir tenir sa place, après avoir donné quelques signes de guérison lors du stage de Saint-Lary. Forcément cruel pour les potentiels titulaires Joe Tekori et Thibaut Flament, mais que voulez-vous : en phases finales, l’heure n’est plus aux sentiments et à ce titre, Ugo Mola et Jean Bouilhou savent pertinemment qu’un seul Arnold vaudrait toujours mieux qu’aucun...

En effet, en l’absence d’un Emmanuel Meafou qui casse la baraque depuis plusieurs semaines mais a dû déclarer forfait pour cause de blessure au pied, le retour de Rory Arnold serait pour le Stade rien moins qu’une bénédiction face à un alignement bordelais qui ressemble plus que jamais à un cimetière à talonneurs avec les présences si dissuasives au contre de Guido Petti, Cameron Woki ou Kane Douglas. Un écueil face auquel les 2,08 m du Wallaby constituent un gage d’assurance des plus appréciables, conjugués à la précision des lancers de Julien Marchand.

« Avec un joueur comme Rory Arnold dans une équipe, tu peux mettre le meilleur contreur du monde en face : si ses lifts sont bons et le lancer rapide et précis, sa hauteur le rend impossible à contrer, nous confiait dans la semaine un entraîneur de Top 14. Cela rend les Toulousains parfois désespérants à jouer, parce qu’on sait que sur les lancers vraiment importants, ça ne sert pratiquement à rien de sauter. Mieux vaut rester en bas et bien s’organiser pour défendre au sol, car ils sont depuis cette saison très performants aussi sur les ballons portés, ce qui n’était pas nécessairement le cas ces dernières saisons, ce qui leur permet notamment de très bien ressortir de leur camp. » Une sécurité qui est tout sauf un luxe face à l’UBB, ce que les Clermontois ont payé très cher pour savoir la semaine dernière…
 

Arnold, un atout majeur dans la défense des mauls

Toutefois, c’est bien au-delà de ses qualités naturelles dans le secteur aérien que l’absence ou la présence de Rory Arnold pourrait se faire ressentir. En effet, si son frère Richie excelle dans les soutiens offensifs et par sa capacité rare à faire jouer ses partenaires au contact, Rory incarne la partie la plus rugueuse du tandem, plus « méchant » et efficace au cœur du combat. Ainsi, face à une UBB qui chercher très certainement à imposer beaucoup de combat au près, la science d’Arnold pourrait moins s’avérer précieuse dans le contre aérien que dans la défense au sol des ballons portés, où sa capacité à « nager » dans les mauls et les déstructurer par le cœur n’est probablement partagée en Top 14 que par son compatriote Will Skelton. Un atout majeur donc, d’autant que les Bordelais n’avaient pas hésité à chercher à attaquer les Toulousains devant lors de la demi-finale de Champions Cup, et pourraient tout à fait recommencer....
 

Marais, ce guerrier qui manque tant à l’UBB

La différence ? Elle est qu’au contraire de cette demi-finale, l’UBB déplorera une nouvelle dois l’absence en deuxième ligne de son meilleur combattant Jandré Marais, suspendu malgré un passage en commission d’appel pour un plaquage haut face à Montpellier. Une donnée évidemment préjudiciable pour l’équipe de Christophe Urios puisque, même si Cyril Cazeaux et Kane Douglas ne sont pas non plus des perdreaux de l’année, ses hommes ont quelque peu subi dans le combat face à des Clermontois qui n’avaient (heureusement) pas les ressources humaines sur le banc pour tenir 80 minutes.

De fait, même si l’UBB s’est alourdie en troisième ligne avec le renfort de Louis Picamoles pour rééquilibrer le « cinq de derrière » du pack, force est de constater qu’une titularisation d’Arnold au tout dernier moment pourrait légitimement être considérée comme un petit avantage au Stade dans le domaine du combat. Une donnée à double tranchant puisque son absence constituerait un clair désavantage pour Toulouse sachant qu’au-delà de promouvoir le « vieux » Joe Tekori et l’inexpérimenté Thibaut Flament, Ugo Mola se retrouverait obligé de recomposer son banc en plaçant le All Black Jerome Kaino en deuxième ligne, poste auquel il a déjà rendu de grands services mais qui n’est pas vraiment son rôle de prédilection. De quoi compliquer encore plus cette équation qui ne compte pourtant qu’une seule inconnue...

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