Le meilleur costume de Brice ?

  • Brice Dulin, sous le maillot rochelais. Brice Dulin, sous le maillot rochelais.
    Brice Dulin, sous le maillot rochelais. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Moins fringuant après une première moitié de saison stratosphérique, l’ancien Racingman Brice Dulin (2014-2020) espère terminer en boulet canon pour soulever un troisième Brennus.

Qui a dit que l’enjeu était, en permanence, gage de sérieux ? En début de semaine, à Deflandre, on a assisté à ce genre de scènes tant appréciée. Quelques microsecondes, à l’échelle d’une première conférence de presse d’avant demi-finale qui aura duré pas loin d’une heure. Suffisantes pour déguster l’instant. Ronan O’Gara entame alors, face aux micros, un propos dithyrambique à l’égard de Brice Dulin - « J’ai énormément d’amour pour Brice, c’est un super mec, pas que dans le rugby. Quand il est en confiance, personne ne peut le toucher » - quand, soudain, il perçoit, du coin de l’œil, son arrière surgir à sa droite. Petit temps de latence savoureux. « Wow ! », finit par lancer l’entraîneur en chef maritime. Un « wow » d’acteur studio. Vous voyez le genre ? Volontairement surjoué mais empli d’admiration, alors que « Dudule » fait mine de bomber le torse. Éclats de rire dans l’assistance. « Je me suis rapproché pour voir s’il allait changer de discours. Mais non. Pour une fois, il est resté dans ce qu’il pensait. C’est rare de l’entendre dire ce genre de choses. On a plus tendance à se piquer qu’à se complimenter », racontera, quelques minutes plus tard, celui qui, depuis son arrivée sur les bords de l’Atlantique, ne cesse de répéter cette formule sans équivoque sur la nature de leur relation : « Avec Ronan, on s’aime autant qu’on se déteste. »

 

« On va voir LE grand Brice »


Lundi dernier, le technicien irlandais a donc alimenté, jusqu’au bout, le premier sentiment. Extraits : « On a passé quelques bonnes années au Racing, ensemble. Il y a vu un vrai 10, Dan Carter. Il a appris beaucoup de choses de Dan car je n’étais pas au niveau pour lui (sourire). Après ça, il a changé sa mentalité. Brice dira l’inverse mais c’est vrai. C’est un super professionnel, il a quitté sa zone de confort pour venir ici et a changé l’ambiance dans le vestiaire. Il a regagné sa place en équipe de France et a vraiment donné beaucoup d’énergie. Quelques matchs avant Clermont, il était fatigué. Il a serré les dents pour jouer et il s’est bien reposé ensuite. On va voir LE grand Brice ce week-end, j’en suis certain ! »
Quelque part, forcément, Brice Dulin y aussi décèle un coup de pression, avant de disputer, ce vendredi, son 17e match en jaune et noir. Bien conscient d’être rentré dans le rang, après tout un automne, puis un hiver, absolument sensationnels. « Si on ne reste pas au niveau que l’on peut atteindre à un moment donné, ça n’a aucun intérêt, grimace un Dulin redevenu indiscutable chez les Bleus, numéro 15 dans le dos. D’avoir un pic de forme et redescendre derrière, c’est dur à vivre, déjà, personnellement, pour un joueur et encore plus pour moi. Il y a eu un petit passage à vide après le Tournoi (6 Nations, N.D.L.R) et la Champions Cup. Ça a été dur physiquement. Le but, c’est d’arriver frais sur ces phases finales, de profiter, d’arriver à ce que tout ce qui a été construit par notre vécu, depuis ces nombreuses années, servent enfin à l’équipe, ici. » Une équipe recalée à deux reprises, sur ses deux premières demies de Top 14 (2017, 2019), aux portes de la finale et du Stade de France.

Des retrouvailles propices


Brice Dulin, lui, a déjà soulevé le Brennus. Avec Castres puis le… Racing ! Un club francilien qu’il connaît par cœur, pour y avoir évoluer six saisons. Jusqu’à l’arrêt forcé du championnat, l’an passé. « J’ai encore beaucoup d’amis dans l’équipe et il faudra trouver un petit subterfuge supplémentaire pour essayer de les contourner, sourit le natif d’Agen. Si on reste en contact cette semaine ? C’est assez calme, on est tellement concentré à bien faire les choses que ça reste sobre pour le moment. On évite de donner à manger à l’autre avec du chambrage ou des petites piques. Ça arrivera peut-être pendant le match. »
Le moment est surtout propice, pour Brice, de se (re)présenter sous ses meilleurs auspices.

 

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Romain ASSELIN
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