Les titans rochelais ont fait taire les « galactiques »

  • Will Skelton et Uni Atonio, énormes de bout en bout, ont broyé la tendre jeunesse du Racing
    Will Skelton et Uni Atonio, énormes de bout en bout, ont broyé la tendre jeunesse du Racing Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

En surclassant les Racingmen dans le combat d'avants et sur les impacts, les Rochelais ont accédé à la première finale de championnat de leur histoire.

Ce paquet d'avants rochelais est une formidable machine à broyer. Comme on aurait dû l'anticiper, le pack jaune et noir a donc martyrisé la tendre jeunesse du Racing, certes courageuse mais bel et bien inoffensive, incapable d'offrir des ballons à une attaque de galactiques soudainement devenue muette. Vous savez quoi ? Au fil de ce match, on eut parfois mal pour les Racingmen : lorsque Grégory Alldritt, Kevin Gourdon, Uini Atonio et Will Skelton se succédaient pour frapper la défense francilienne au cœur, celle-ci ne pouvait que reculer. Une fois, deux fois, dix fois, les titans de l'Atlantique firent donc vaciller l'édifice de Laurent Travers et Mike Prendergast, pourtant réputé pour sa solidité.

Alors ? A la suite d'une mêlée plein centre (les meilleures, parce qu'elles offrent deux possibilités d'attaque), Tawera Kerr-Barlow ouvrait vers Brice Dulin ; l'ancien Racingman, auteur d'un début de match magnifique, choisissait de taper un petit coup de pied au-dessus du francilien et, dans les airs, Arthur Retière devançait Teddy Thomas pour aplatir le seul essai du match. Signe de la violence des chocs, quatre Racingmen (Dominici Bird, Antonie Claassen, Hassane Kolingar et Kevin Le Guen) durent même quitter la pelouse la tête en sang, le corps meurtri, l'épaule en vrac...

 

Pour La Rochelle, une première historique

Au gré de cette rencontre maîtrisée de bout en bout par les Rochelais et leur défense ultra agressive, Finn Russell montra également ses limites, décidément incapable de placer les siens dans le camp adverse par du jeu au pied adapté. Globalement, ces Racingmen bouffis de stars et pourtant auteurs de 31 essais lors de leurs cinq dernières rencontres, ne se montrèrent donc jamais dangereux et vécurent, non sans se battre, une nouvelle désillusion cette saison...

Amputés de Levani Botia, Geoffrey Doumayrou et Pierre Bourgarit, les Rochelais ont de leur côté prouvé en écrasant ce Racing sans défense qu'ils avaient digéré leur échec en Champions Cup et, en accédant à la première finale de Top 14 de leur histoire, démontré qu'ils avaient la stature d'un champion en puissance. On parie ?

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