Le Racing peut-il gagner des titres avec Russell ?

  • Finn Russell n'a jamais su trouver la clé face au Stade rochelais, vendredi soir.
    Finn Russell n'a jamais su trouver la clé face au Stade rochelais, vendredi soir. Midi Olympique. - Patrick Derewiany.
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A Lille, le meneur de jeu du Racing 92 a livré une bien médiocre performance, prouvant qu'il avait toujours autant de difficultés sur les très grands matchs...

Pour Finn Russell, la bonne nouvelle est qu'il pourra rejoindre dès demain le contingent des Lions britanniques et irlandais qui prépare actuellement la tournée d'été face aux Springboks. La mauvaise, c'est que le surdoué écossais s'est une nouvelle fois planté lors d'un match important. Et pas qu'un peu. Au lendemain de cette rencontre, Jacky Lorenzetti nous confiait au sujet de son demi d'ouverture : « Nous sommes tous responsables, moi le premier. Je suis le responsable sommital de toutes ces conneries. Finn ? Il a fait un match de merde, disons les choses comme elles sont ». En relançant des ballons qui n'auraient pas dû l'être, le meneur de jeu du Racing 92 a exposé son équipe à la défense ultra agressive des Rochelais. Pire : alors que les Racingmen étaient régulièrement refoulés lorsqu'ils portaient le ballon, l'ancien joueur des Glasgow Warriors fut aussi incapable d'occuper le camp adverse par du jeu au pied efficient, d'inverser la pression comme le font des ouvreurs aux mœurs plus orthodoxes. De façon générale, Finn Russell se troua donc comme il s'était troué contre Exeter en finale de Champions Cup en octobre dernier, soit la dernière fois qu'il avait eu à disputer un grand match sous le maillot du Racing 92.

 

Beale, Gibert ou Volavola pour l'option B ? 

Au risque de se répéter une millième fois, on se demande bien si Finn Russell, au club depuis déjà trois saisons, est oui ou non capable d'offrir un titre majeur au club des Hauts de Seine. Sait-il gérer la pression d'un grand match, être ennuyeux quand il faut l'être, s'en tenir strictement aux consignes ? Peut-il un jour avoir la science du jeu d'un Dan Carter, d'un Jonny Wilkinson ou d'un Owen Farrell, puisque ces trois hommes restent les références du poste ? Difficile à dire. Mais Finn Russell, sous contrat avec le Racing jusqu'au printemps 2023, doit aujourd'hui se réinventer au risque d'être un jour sacrifié sur l'autel du rendement par son staff technique.

Qu'on le veuille ou non, les coachs du club des Hauts de Seine ont déjà envisagé de repositionner Kurtley Beale à l'ouverture, un poste que l'ancien attaquant des Waratahs a déjà occupé sous le maillot des Wasps ou des Wallabies. La saison prochaine, le retour au club de Ben Volavola offre aussi une option nouvelle à Laurent Travers et Mike Prendergast, l'international fidjien ayant réalisé une excellente saison avec l'Usap, championne de Pro D2 au début du mois de juin. Au moment où il doit se battre avec Owen Farrell et Dan Biggar pour le statut d'ouvreur des Lions britanniques et irlandais, Finn Russell (28 ans) est donc à la croisée des chemins. Comme nous le soufflait récemment le truculent Eric Blanc, trois-quarts centre des champions de France du Racing en 1990, « on a tous envie de suivre Russell et son sourire en bandoulière ». Mais si on aime tous Finn Russell, doit-on enfin croire à sa métamorphose ?

 

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