Ramos : « Si je dois jouer à l’ouverture, je ne serais pas dépaysé »

  • Thomas Ramos (Toulouse). Thomas Ramos (Toulouse).
    Thomas Ramos (Toulouse). Midi Olympique. - Patrick Derewiany.
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Thomas Ramos (Arrière du Stade toulousain) a délivré le Stade toulousain en inscrivant l’essai de la gagne. Avec le probable forfait de Romain Natmack, l’arrière pourrait bien glisser à l’ouverture en finale.

Comment jugez-vous votre prestation personnelle ?

Comme je ne suis pas le plus costaud, je me suis fait arracher un ballon qui nous a coûté cher. Ça m’apprendra à vouloir aller « péter » tout droit dans un mec devant moi, plutôt que de jouer mon duel. Comme dans tous les matchs, il y a des hauts, il y a des bas, tant individuellement que collectivement. Après, je pense avoir plutôt respecté la stratégie qui était la nôtre. Je ne vais pas dire que je ne suis pas content de mon match, nous avons quand même gagné. Pour l’équipe, ça s’est bien passé, c’est l’essentiel.

Cette erreur commise lorsque vous vous faites arracher le ballon amenant un essai bordelais vous a-t-elle donné plus de rage pour aller marquer cet essai synonyme de victoire en fin de rencontre ?

Je m’en voulais d’avoir perdu ce ballon, d’avoir mis l’équipe en danger puisqu’à cet instant Bordeaux est repassé devant au score. Ça m’a un peu fait mal à la tête. Quand j’ai vu ce trou s’ouvrir devant moi, j’ai essayé de le prendre, de tout donner en tentant de mettre un peu plus d’agressivité.

Pouvez-vous nous raconter ce qui se passe dans votre tête sur l’action où Romain Ntamack est victime d’un choc violent avec le Bordelais Seuteni ?

Sur le moment, ça a vraiment fait un gros bruit. C’était impressionnant. On est plusieurs à s’arrêter, peut-être même un peu trop. Heureusement, Matthis (Lebel) revient bien sur cette action, il nous sauve le coup car l’arbitre avait décidé de laisser jouer au départ. Certes, l’arbitre serait revenu dans tous les cas à la vidéo, mais je vous confirme que ce sont des images qu’on n’aime pas trop voir sur les terrains de rugby. Les ralentis passaient en boucle sur les écrans géants, Romain ne bougeait plus trop. J’ai eu la chair de poule. Mais je trouve que l’équipe a eu une superbe réaction. On s’est resserré, on s’est parlé. Et puis, à partir de ce moment-là, nous n’avions qu’un truc à faire : gagner ce match pour lui.

Après la finale de la Champions Cup, vous allez retrouver une nouvelle fois La Rochelle vendredi prochain. Quel est votre sentiment ?

Ce sera notre cinquième opposition contre les Rochelais cette saison puisque nous les avions aussi affrontés en match amical. Tous les matchs sont différents. Vendredi, ce sera en France, dans un autre contexte, il y aura un peu plus de supporters dans le stade, sans doute aussi des compositions d’équipe différentes en raison des faits de jeu survenus sur ces demi-finales. Ce sera 50/50. On ne peut pas prétendre au statut de favori. La Rochelle a réalisé un gros match pour battre le Racing, en s’appuyant sur un gros paquet d’avants. On va surtout essayer de bien récupérer, bien se préparer, pour essayer de gagner évidemment.

En 2019, vous avez disputé les phases finales à l’ouverture. Vous tenez-vous prêt à débuter la finale à ce poste si Romain Ntamack doit déclarer forfait ?

J’aurais préféré pour « Rom » que l’histoire ne se répète pas. On verra de quoi sera fait demain en fonction de l’avis médical, mais ce sera sûrement compliqué pour lui d’être sur le terrain. J’en suis vraiment désolé. Après, si je dois jouer à l’ouverture, c’est un poste que je connais, auquel j’ai l’habitude de jouer. Je ne serais pas dépaysé.

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