Encore champion, ce Toulouse là est injouable !

  • Les champions toulousains !
    Les champions toulousains ! Midi Olympique. - Patrick Derewiany.
Publié le , mis à jour

Dans une finale cadenassée et que Toulouse a maîtrisée de bout en bout, il n'y eut finalement guère de suspens : à Saint-Denis, le champion d'Europe est aussi devenu champion de France. Ce doublé, c'est énorme...

Avant match, Ugo Mola était resté dans son rôle : « Ce n'est pas du 50/50. La Rochelle est largement favori ». Avant match, la vox populi s'était soudainement persuadée que les Rochelais, huit jours après avoir roulé sur les balèzes du Racing et encore agacés par leur défaite en finale de Champions Cup, ne feraient qu'une bouchée du grand Toulouse, à ce point bousculé par l'Union Bordeaux-Bègles en demi-finale qu'on le pensait à bout de souffle. Alors ? On ne sait pas, après treize mois de rugby, deux coupes d'Europe, autant de campagnes internationales avec le XV de France et vingt-sept matchs de championnat, où les gonzes du Stade toulousain sont allés chercher une telle énergie. On ne sait pas vraiment de quoi est faite cette équipe, jamais repue de titres, plus dominante que n'importe quelle autre formation européenne. Mais en signant vendredi soir le premier doublé coupe d'Europe / Championnat de son immense histoire, la bande à Mola a indéniablement paraphé le plus grand exploit du « Stade », cet accomplissement que Guy Novès tenait en son temps comme impossible...

Franchement ? Il n'y eut ni jeu de mains ni régalade, à Saint Denis. Il y eut juste l'assaisonnement que l'on retrouve généralement dans les grandes finales : un combat collectif de tous les instants sur la ligne de front, un rideau défensif acharné et la baraka d'un buteur, Thomas Ramos, bien aidé dans sa tâche par le drop de cinquante mètres de Cheslin Kolbe, survenu en première période pour finir d'écoeurer les Maritimes. Ramos, hein ? Sous le déluge de Saint-Denis et alors qu'il remplaçait l'ouvreur des Bleus Romain Ntamack, il signa un match parfait, à la fois sur ses couvertures de balle au fond du terrain que dans l'occupation pure.

En face, les Rochelais semblèrent à court d'idées : maladroits en touche et exclusivement tournés vers le défi physique, ils furent surtout brutalement abandonnés par leur meneur de jeu Ihaia West, fébrile dans ses tirs aux buts et rappelant, si on osait, le Brock James des années sombres. Vendredi soir et plus généralement, sur l'intégralité de la saison, le Stade toulousain a prouvé qu'il était injouable. Et si les Rouge et Noir furent de beaux champions d'Europe, ils se hissent en accrochant ce vingt et unième titre national à des sommets rarement atteints avant eux...

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Marc DUZAN
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