Des Maritimes pris sur leurs points forts

  • Les Rochelais n’ont pas su concrétiser leurs quelques temps-forts comme sur ce deux contre un mal négocié par Tawera Kerr-Barlow à la 20e minute. Photo M.O. - D.P.
    Les Rochelais n’ont pas su concrétiser leurs quelques temps-forts comme sur ce deux contre un mal négocié par Tawera Kerr-Barlow à la 20e minute. Photo M.O. - D.P.
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Bousculés comme jamais cette saison dans le combat collectif, les Rochelais n’ont jamais trouvé les solutions pour se remettre en selle.

Comment une équipe peut-elle renverser le cours d’un match, lorsqu’elle semble dans un mauvais jour ? En s’accrochant à ses points forts, parbleu ! Et c’est probablement ici qu’il faut chercher la principale raison du naufrage des Rochelais, ces derniers n’étant jamais parvenus à s’extraire de la mainmise toulousaine. Pris dans l’occupation du terrain (lire ci-dessus), les Rochelais n’ont en outre jamais réussi à exprimer leur puissance présumée supérieure dans le combat collectif, qu’il s’agisse de la mêlée ou des ballons portés. Dans ce secteur précis ? S’ils ont finalement réussi à inscrire l’essai de l’honneur, les Rochelais vont néanmoins nourrir un grand nombre de regrets. D’abord parce que leurs adversaires les y ont surpris, en les poussant à la faute à trois reprises… À ce titre, les leçons de la finale de la Champions Cup avaient bien été retenues, les Toulousains s’adaptant à la perfection au mode de défense des Rochelais en mettant très vite les ballons au fond pour mieux absorber leur pression, Skelton et ses partenaires ayant tendance à tirer les lifteurs adverses dans leur propre camp. Perturbés, les Rochelais ont même été placés sur le reculoir sur leurs propres initiatives, jusqu’à carrément se faire arracher le ballon (47e). Inimaginable avant le match, et pourtant… Malgré les deux doubles mètres des Arnold, Toulouse avait en effet choisi de ne pas sauter dans leur propre camp en défense, pour mieux se concentrer sur la défense au sol. La science des jumeaux australiens a fait le reste, leurs longs segments leur permettant de s’infiltrer et de casser les liaisons adverses.

Mêlée : des "doubles flexions" infructueuses

Quant à la mêlée ? Ce ne fut pour ainsi dire pas beaucoup mieux. Car si les Toulousains avaient décidé de gaspiller le moins d’énergie possible en sortant le ballon par des talonnages rapides sur leurs propres introductions, c’était pour mieux garder de l’énergie et résister aux doubles flexions rochelaises. Et si ce bras de fer accoucha d’affrontements collectifs superbes (quel combat entre les internationaux Atonio et Baille !), d’une stabilité à toute épreuve, il n’en frustra pas moins les Rochelais qui ne récupérèrent qu’une seule pénalité dans l’exercice, à l’heure de jeu… On notera à ce titre l’intelligence du coaching toulousain, qui sortit illico Faumuina dont les angles de poussée commençaient à être surveillés de plus près par M. Raynal, pour le remplacer par Aldegheri. Ainsi pris sur leurs points forts, les Rochelais n’avaient pour ainsi dire plus aucune solution…

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