La hausse des chômeurs confirmée

  • Robins Tchale-Watchou, président du syndicat Provale, déplore la hausse du nombre de joueurs au chômage et l’explique par la situation financière des clubs. Photo Icon Sport
    Robins Tchale-Watchou, président du syndicat Provale, déplore la hausse du nombre de joueurs au chômage et l’explique par la situation financière des clubs. Photo Icon Sport
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Conséquence de cette fin de saison sous fond de crise sanitaire, les joueurs au chômage seront encore plus nombreux que la saison dernière. Explications de cette tendance.

Quand les uns célèbrent les titres, le maintien ou simplement le terme d’une longue et difficile saison, d’autres redoutent grandement cette échéance. Pour beaucoup, la fin de saison est source d’angoisse. Les joueurs en fin de contrat et peut-être même en fin de carrière sont nombreux, encore plus avec cette période de crise sanitaire qui a fortement affecté les clubs. C’est le terrible constat observé par Robins Tchale-Watchou, président du syndicat des joueurs professionnels Provale : "Les chiffres ne sont pas arrêtés à date mais clairement il y aura une augmentation du nombre de chômeurs." Pour rappel, il y a un an, en plein cœur de la pandémie, on découvrait que plus d’une centaine de joueurs étaient au chômage, soit le double de l’année d’avant. En cause, on retrouve évidemment en premier lieu les difficultés financières rencontrées par les clubs, qui ont manqué des liquidités habituellement générées par l’accueil de public dans les stades. "Quand j’échange avec les présidents, ils disent recruter intelligent et surtout prudent, ajoute Robins Tchale-Watchou. De plus, beaucoup de clubs attendent leur passage à la DNACG." L’attente de verdict de la part du gendarme financier rajoute du flou à des joueurs qui ont déjà du mal à se projeter.

Un sentiment de détresse

Car la période d’incertitude a été plus longue cette saison aussi en raison du rallongement de la période de mutation, même si cela a été pensé en partie pour les joueurs. Ces derniers vivent une situation particulièrement délicate quand la fin de contrat approche et rien ne se dessine à l’horizon. "Qui dit période d’incertitude, ou même fin de carrière, dit moment critique où l’on se pose des questions, indique l’ancien deuxième ligne. Quand on nous appelle car un joueur tente de mettre un terme à sa vie, ça fait froid dans le dos. Notre cellule psychologique est là pour accompagner ces joueurs en difficulté et leur entourage." Provale assure également le suivi des joueurs dans leur reconversion professionnelle, se targuant d’être le syndicat qui propose le plus de formations en France grâce à un large réseau de partenaires. Mais sa facilité de contacts ne peut pas tout, notamment auprès des clubs qui malgré les dispositifs de jokers médicaux privilégient les joueurs "indésirables" des autres clubs. Par ailleurs, la création de la Nationale n’offre pas plus d’opportunités aux joueurs qui ne voient pas le nombre de clubs "viables" augmenter.

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