Rennie veut des gars qui s’engagent !

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    Rennie veut des gars qui s’engagent !
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Le sélectionneur des Wallabies Dave Rennie n’a pas eu peur de demander plus d’agressivité à ses joueurs. Ce sera un critère de choix, notamment pour les jeunes talents qui débarquent dans le groupe. Petit tour d’effectif.

Les Wallabies ont hâte de jouer… et de gagner. La sélection australienne n’a plus disputé un match depuis le 5 décembre et un résultat nul contre les Pumas : 16-16. Dave Rennie, le sélectionneur depuis un an, présente un bilan largement déficitaire. Depuis sa prise de fonction l’an passé, il a dirigé six matchs, n’en a gagné qu’un seul, en a perdu deux et concédé trois matchs nuls. Rennie aura eu au moins la satisfaction d’avoir battu ses compatriotes all blacks, 24-22 à Brisbane. Mais l’ancien entraîneur des Chiefs et des Glasgow Warriors sait qu’il doit engranger des succès pour être crédible dans son désir de reconstruction.

Il a marqué son territoire quand il a dévoilé son premier groupe élargi de 2021. Sur 38 joueurs, il y avait onze néophytes et quatorze joueurs à moins de dix sélections.

Mais Dave Rennie s’est distingué par une certaine rudesse dans ses propos quand il a appelé ses joueurs à exprimer leur côté obscur (Dark Side) lors de la série face à la France. Il a souhaité un jeu plus rude, ce qui a beaucoup plu aux médias locaux évidemment qui ont ressorti les références historiques. Ils ont rappelé les Wallabies des années 70 entraînés par un certain Dave Brockhoff. Il était aux manettes quand les Australiens s’étaient forgé une image de distributeurs impitoyables (lire Midi Olympique du 25 juin 2021) et qu’ils ne se considéraient pas comme une nation majeure.

À l’heure de l’arbitrage vidéo, on ne pense pas que Dave Rennie ait demandé le même genre de férocité à ses joueurs. Mais ses propos s’appuyaient sur un constat simple : les franchises australiennes ont encaissé beaucoup trop de points face aux Néo-Zélandais lors du dernier tournoi Trans Tasman : 39,64 de moyenne. Dans l’esprit de Rennie, l’agressivité ne doit pas se manifester que sur les plaquages, mais aussi sur les points de rencontre avec ou sans ballon. Si possible, des déblayages "généreux" ne doivent pas non plus s’excusent pas d’exister. C’est cette idée qui a provoqué le rappel du deuxième ligne Sitaleki Timani (34 ans) après huit ans d’absence. La présence de Lachie Swinton des Waratahs va dans le même sens. Le troisième ligne s’est signalé par un déblayage très dangereux sur un joueur des Chiefs lors du tournoi Trans Tasman. Swinton a reçu un carton rouge mais Rennie a aimé cette attitude et cet engagement en demandant juste d’être plus précis dans le geste. Rennie en a profité pour regretter que World Rugby n’ait pas étendu la règle testée en Super Rugby Trans Tasman. Elle voulait qu’un joueur victime d’un carton rouge puisse être remplacé au bout de vingt minutes. Ceci donne la prime aux équipes qui s’engagent énormément. Et c’est vrai, Rennie aime ça, son équipe des Chiefs qu’il mena au titre en 2012 et 2013 était une référence en termes de rugby "abrasif". Michael Cheika, le propre prédécesseur de Rennie, les voyaient comme une référence.

Les Français seront sans doute prévenus, ces Wallabies ne seront pas seulement de gentils académiciens inventifs, ainsi que le veut le cliché. Ils s’apprêtent à se comporter en patrons.

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