Luc Lacoste : « Nous sommes tout sauf seuls »

  • Le président de la FFR XIII vient de valider la candidature officielle de la France à l’organisation de la Coupe du monde 2025.
    Le président de la FFR XIII vient de valider la candidature officielle de la France à l’organisation de la Coupe du monde 2025. L'Indépendant - L'Indépendant
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Luc Lacoste, élu à la tête de la FFR XIII au mois de décembre 2020, vient de valider la candidature officielle de la France à l’organisation de la Coupe du monde 2025. L’IRL (International Rugby League) a confié à la France un mandat exclusif, jusqu’à fin octobre.

Pourquoi cette volonté d’organiser la Coupe du monde de Rugby à XIII en France en 2025 ?

J’ai dit lors de ma tournée des clubs avant les élections fédérales que le rugby à XIII avait besoin d’un large retentissement. Il fallait aussi se demander pourquoi les médias ne s’intéressent pas à nous, au lieu de pleurer tout le temps. Nous n’avions pas assez à leur donner. Il faut avoir de l’ambition pour le mouvement et j’avais dit que si c’était possible, nous nous porterons candidats Je vous rappelle qu’une semaine après mon élection, je prenais déjà contact avec le président de l’IRL (International Rugby League, N.D.L.R.) sachant que le rugby mondial avait un intérêt à ce que la Coupe du monde soit organisée en France.

Sauf que le temps est serré désormais avant la validation ou pas de votre candidature…

Oui la Fédération internationale souhaite annoncer le lieu du prochain événement planétaire cet automne à l’occasion de la Coupe du monde qui aura lieu en Angleterre. Alors oui, il ne nous reste que trois ou quatre mois pour prouver que ce projet est intéressant pour les deux parties.

Quelle est la position du gouvernement français quant à cette candidature ?

Elle est sérieuse pour plusieurs raisons. J’ai rapidement rencontré les grands personnages qui font le sport dans notre État. J’ai présenté à l’état un groupe professionnel de travail qui vient se positionner. L’arrivée de Trent Robinson comme directeur du rugby de l’équipe de France séduit à l’international. Nous sommes accompagnés par tout le monde et je vous promets que nous sommes tout, sauf seuls.

La fédération internationale, la RFL (fédération anglaise) et la NRL sont avec nous. Si la Fédération internationale nous a confié un mandat exclusif ce n’est pas pour que l’on échoue. Et puis je vous rappelle que la France va organiser la Coupe du monde de rugby à XV en 2023, Paris aura les JO en 2024. L’état a lancé le plan héritage. Par rapport à toutes les infrastructures créées ou modernisées à ces occasions, la France ne veut pas revivre Albertville.

Concrètement, que devrez-vous présenter cet automne aux dirigeants mondiaux ?

Une présentation dans les détails et notre projet au travers d’un dossier qui sera analysé scrupuleusement et d’un business plan qui va détailler les hypothèses de revenus et de maîtrise des cours. Mais aussi les résultats des procédures de manifestation d’intérêt que nous envoyons aux collectivités territoriales pour accueillir des rencontres, des camps de base ou des terrains d’entraînement. Le projet, à ce stade, est très large. Je pense à nos terrains du XIII, pas que et d’autres communes du Nord, de Normandie et de l’Est auprès desquelles les premiers contacts ont des retours très positifs.

Est-ce que Paris sera au centre de cette Coupe du monde ?

Il ne peut pas en être autrement. Il y a un bassin touristique exceptionnel et attrayant pour les spectateurs. Notre sport prendra de l’ampleur s’il y a un développement sur Paris, là où plusieurs clubs et écoles de rugby existent déjà. Nous souhaitons pouvoir développer et rayonner autour des ces clubs.

Ne craignez-vous pas de perdre vos bases de fidèle si vous déplacez la Coupe du monde essentiellement à Paris ?

Il n’est pas question de tout baser à Paris. Il ne faut jamais renier, ni abandonner ou maltraiter les territoires qui sont les nôtres. Ce serait une erreur économique et une très mauvaise compréhension de notre monde. Si nous voulons grandir et intéresser les médias, les partenaires et les licenciés, il faut que notre sport aille partout en France à l’occasion de cette Coupe du monde. Il est indispensable d’aller sur des territoires où les clubs, les ligues et les comités sont présents.

Avez-vous anticipé les droits télévisuels ?

On se donne un petit peu de temps. Si nous avons l’accord pour organiser la Coupe du monde 2025 en France, nous avons du temps devant nous pour négocier les droits nationaux, mais aussi internationaux.

Vous avez recruté Michel Wiener qui est le directeur exécutif du comité de candidature. Pourquoi ce choix ?

J’ai souvent dit que seul, on ne peut pas faire grand-chose. Un des points essentiels pour réussir notre mission est de s’entourer des plus grandes compétences. Michel Wiener, c’est une immense connaissance des grands événements sportifs, c’est un très grand professionnel et c’est une carte maîtresse essentielle dans notre candidature.

Il connaît très bien les liens économiques et sportifs et il facilite le travail de l’ouverture des portes. Il possède un beau carnet d’adresse et il sait très vite quels bons arguments il faut utiliser. Il dit tout le temps que « ses compétences n’ont d’intérêt que si elles servent la cause », c’est une personne que je connais depuis longtemps et autour de lui, une équipe très professionnelle travaille déjà beaucoup. Personne ne perd de temps croyez-moi. Propos recueillis par

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Bruno ONTENIENTE
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