Amateurs - Pompadour : un prix de bonne volonté

  • Lors de l’AG du club au stade Pierre-Villepreux, la gouvernance du Cap a pris la pose avec son illustre ancien.
    Lors de l’AG du club au stade Pierre-Villepreux, la gouvernance du Cap a pris la pose avec son illustre ancien. Photo DR - Photo DR
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Le cœur de la petite cité corrézienne a besoin de battre au rythme de son rugby. Dirigeants et joueurs sont en mission pour que l’envie demeure.

La fameuse marquise, le château, les haras qui abritaient quelques-uns des meilleurs étalons du monde, un ancien Club-Med et… Pierre Villepreux l’enfant du village. La commune de Pompadour, 1 200 âmes, n’a guère besoin du rugby pour soigner sa notoriété. Mais le temps a passé et aujourd’hui, sur ce site touristique, il y a les chevaux l’été et le rugby l’hiver pour entretenir le lien social dans le village.

À proximité de Brive et de Limoges, Pompadour présente la particularité de compter plus d’emplois que d’habitants grâce à des entreprises qui sont de "gros" partenaires du Cap. On pourrait y voir le symbole d’une ambition mais ce n’est pas ainsi que le président Charles Rolland aborde le sujet : « À mon époque, je suis quinquagénaire, le club offrait des emplois, maintenant c’est plus compliqué car les jeunes n’ont pas la même approche du travail. Nous sommes véritablement un club amateur, les joueurs bénéficient d’une modeste prime de match et d’une compensation des frais de déplacement, en revanche, je n’ai qu’un seul chômeur. Il me plairait dans notre fonctionnement d’accéder à la Fédérale 3 pour sortir de la routine et vivre autre chose humainement, mais je crains de ne pouvoir y parvenir. Je pourrais recruter un "papa" devant et derrière mais je m’y refuse, ça engendrerait des inégalités et dans le club nous devons pouvoir nous regarder dans les yeux. »

"Une carence de seniors"

Charles Rolland le démontre dans l’hospitalité qu’il maintient autour des matchs avec sa trentaine de bénévoles en première ligne, il est respectueux des traditions et il espère qu’elles perdureront. Est-il optimiste ? « Pour l’instant oui, mais comme tous les clubs nous subissons une carence de seniors pour nos deux équipes qui comptent 55 éléments. » 

Ce sera au staff, Ali Guerraoui, Alban Férignac et Benoît Lasternas qui gèrent les équipes première et réserve de tirer le meilleur parti du potentiel corrézien volontairement inscrit dans la stabilité. Autre volonté, batailler ferme sur le front des jeunes et d’une très bonne école de rugby au sein de laquelle trois clubs voisins collaborent : Payzac, Saint-Yrieix-La Perche, Lubersac.

Au centre du triangle Limousin-Corrèze-Dordogne, Pompadour a pour objectif majeur de maintenir le rugby au cœur du village. Le joli projet mérite quelques encouragements.

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Gérard PIFFETEAU
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