Amateurs - Tence, le regard vers le haut

  • Les Tençois veulent redémarrer cette saison aussi fort qu’ils l’avaient fait l’an dernier, avant l’arrêt de la compétition.
    Les Tençois veulent redémarrer cette saison aussi fort qu’ils l’avaient fait l’an dernier, avant l’arrêt de la compétition. Photo DR
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Dans sa vingtième année, le RC des Hauts-Plateaux rêve d’Honneur et de recevoir à nouveau une équipe en résidence lors de la prochaine Coupe du Monde.

Encerclé par la Sérigoule et la voie de chemin de fer, qui n’accueille plus maintenant qu’un train touristique, le terrain de rugby du RC des Hauts-Plateaux, situé à Tence, revit un peu depuis quelques semaines. Pour remettre un peu de ballon ovale dans la vie et dans la ville, le club a organisé un tournoi de rugby à toucher. Ce soir, c’est jour de finale pour les dix équipes engagées, dont les pompiers, les Serial Trinkers ou encore les Retardataires.

Une belle occasion pour le club de se rappeler au bon souvenir de la population et de préparer les prochaines festivités. La saison prochaine, il fêtera ses 20 ans. Une gageure à mille mètres d’altitude, dans un pays où le foot emporte la plupart des suffrages. « Ici, c’est vert et vert, sourit Julien Melin, l’un des deux fondateurs du club, avec Johannès Marcon. Au départ, on espérait qu’on ne lâche pas. Il a fallu notamment convaincre les élus. Au fil des années, nous avons pris nos marques. Nous sommes un des plus gros clubs du plateau. »

Une école de rugby en entente avec Lamastre

Avec le soutien précoce de l’ancien président du comité Drôme-Ardèche, Félix Haddad, et de Jo Maso, dont le stade porte le nom, le club a vite fait ses preuves. Après une buvette, construite par les joueurs en 2004-2005, il bénéficie maintenant d’un club-house. Et les institutions ont permis la construction de vestiaires aux normes fédérales, dans un bâtiment regroupant un dojo et une salle de musculation en 2014.

En interne, le club est bien structuré. Michel Levent chapeaute l’école de rugby depuis de nombreuses années. Passé du banc à la présidence, l’ancien joueur du Puy, Denis Chirouze, mène la barque, Julien Melin s’occupe du partenariat et la dream team (Sylvain, Didier, Raphaël, Vincent et Jean-Christophe) résout promptement tous les problèmes pratiques.

Maintenant, le club aimerait renouer le fil. Si l’école de rugby, en entente avec Lamastre, a maintenu ses effectifs, les seniors oscillent entre craintes et espoirs. « L’effet Covid devrait nous faire perdre quelques licenciés, estime Denis Chirouze. On devrait passer de 55 licenciés à 45 ou 50… Mais je pense que tout le monde est dans l’expectative. »

Malgré tout, l’équipe rêve de la division Honneur. Sur la lancée de ses meilleurs résultats lors des deux dernières saisons tronquées ! En mars 2020, elle préparait avec envie un huitième de finale de Promotion Honneur Ligue Aura, à domicile. Et elle était invaincue au bout de quatre matchs en début de saison dernière.

L’autre rêve serait d’accueillir une équipe lors de la prochaine Coupe du monde. En 2007, le Portugal avait posé ses valises dans le coin. Avec l’équipe de France en stage au Chambon en 2011, et le Lou visiteur régulier, dans la région, le club et les communes alentour ont des arguments à faire valoir.

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Sébastien FIATTE
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