Couilloud est passé par toutes les émotions

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Titularisé par Fabien Galthié pour la troisième fois de suite dans cette tournée en Australie, le demi de mêlée a vécu une soirée à rebondissement. D’abord déterminant, il s’est aussi rendu coupable de plusieurs mauvais choix dans des moments décisifs.

Le XV de France s’est incliné lors du troisième test match de la tournée en Australie (33-30). Une défaite, une nouvelle fois cruelle, qui s’est jouée sur des détails. Parmi les joueurs ayant vécu les montagnes russes de sensations, Baptiste Couilloud a eu une importance particulière pendant le match. Le demi de mêlée a disputé l’intégralité de la rencontre sur le terrain et a joué un rôle prépondérant dans la performance de son équipe.

Dans tous les coups

Tout avait pourtant parfaitement commencé. Pour les Bleus comme pour Couilloud d’ailleurs. Le Lyonnais montrait sa faim de jeu dès la première action du match, prenant l’initiative d’amorcer une relance dans le camp australien. Quelques petites minutes plus tard, alors que la France obtenait un lancer sur les 22 mètres adverses, Barlot lobait son bloc de saut mais la précieuse gonfle était récupérée par Couilloud, lequel avait bien anticipé. Lancé comme une balle, il était finalement stoppé à quelques centimètres de la ligne.

Finalement, une faute australienne mettait un terme à cette action et les Bleus filaient de nouveau en touche. Un ballon porté était de nouveau amorcé et Couilloud prend l’initiative de partir côté fermé balle en main. Le tricolore remportait, avec âpreté, son duel physique avec McDermott et allait inscrire le premier essai de la partie. « Quelle entame pour lui », se disait-on alors. En seulement dix minutes de jeu, le demi de mêlée venait de donner raison à Fabien Galthié, qui avait décidé de lui faire confiance pour la troisième fois de suite en Australie. « C'est vrai que ce sont des postes qu'on essaie de conserver, il y a des joueurs qui enchaînent aux postes décisionnaires », lançait le sélectionneur en milieu de semaine.

L’ombre après la lumière

Mais voilà, une fois la folie du début de match retombée, et l’Australie, pourtant à 14, revenue dans la partie, tout s’est inversé. Le Lyonnais se rendait d’abord capable d’une passe mal sentie et interceptée par Noah Lolesio sur le deuxième essai des Wallabies (20e). Bien sûr, l’erreur n’est pas honteuse, mais elle doit être évitée de la part du vice-capitaine de l’équipe de France. Cinq minutes avant la mi-temps, Couilloud avait ensuite l’occasion de se reprendre. Suite à un sublime mouvement bleu, Barassi trouvait Vincent après-contact et envoyait Jaminet à l’assaut des 22 mètres. L’arrière retrouvait le soutien de Couilloud à l’intérieur. Le Lyonnais avait un deux contre un à jouer avec Jelonch, mais décidait d’y aller seul, sans réussite.

Alors certes, la course du capitaine des Bleus n’est pas la meilleure pour apporter son soutien à son demi de mêlée, mais ce dernier doit absolument chercher à donner à son troisième ligne, lancé qui plus est. Une pénalité était sifflée contre l’Australie juste derrière et Couilloud marquait en filou mais son doublé était refusé car la pénalité a été trop vite jouée. Finalement, c’est Woki qui se chargera d’inscrire le deuxième essai français.

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Yanis Guillou
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