Guillamon à la relance au CO

  • Passé par Oyonnax et le Stade toulousain, Antoine Guillamon veut retrouver des couleurs à Castres. Passé par Oyonnax et le Stade toulousain, Antoine Guillamon veut retrouver des couleurs à Castres.
    Passé par Oyonnax et le Stade toulousain, Antoine Guillamon veut retrouver des couleurs à Castres. Icon Sport - Icon Sport
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A 30 ans et après deux saisons blanches à Montpellier, le pilier droit arrive au CO fort de son parcours de vie et d’une soif de revanche à toute épreuve.

Antoine Guillamon a posé ses valises au CO et dire que l’homme est déterminé à rebondir après deux dernières saisons difficiles passées du côté de Montpellier est un euphémisme. « J’ai très peu joué ces dernières années. Il y a eu la crise du Covid, bien sûr, mais les coachs de Montpellier m’ont aussi fait comprendre que je n’entrais plus dans leurs plans à l’avenir, explique le colosse (1,94 m, 137 kg). Pour la suite de ma carrière, comme tout compétiteur, j’étais en recherche de temps de jeu. Castres m’a offert l’opportunité de participer à un joli projet sportif. Alors, je ne me suis pas posé mille questions : ce serait Castres, et puis c’est tout ! »

En s’offrant les services d’Antoine Guillamon, le Castres olympique a fait le choix de l’expérience. Le parcours du joueur, passé par Lyon, le Stade toulousain ou encore Oyonnax a aussi été marqué par deux convocations en équipe de France, sous les ères Philippe Saint-André puis Guy Novès. Si Antoine Guillamon lui-même reconnaît que le premier appel avec le XV national était un peu prématuré, un de ses plus grands regrets est de s’être blessé avant de pouvoir honorer la convocation de l’ancien manager du Stade toulousain. « Ma première convocation en 2012 était un peu une mascarade, même si j’ai beaucoup de respect pour PSA, Yannick Bru et tous ceux qui étaient dans le staff des Bleus à ce moment-là, ils avaient la volonté de prendre un espoir à chaque poste et donc ils m’avaient sélectionné. Je n’avais que 14 matchs de Top 14, j’étais tout gamin et mentalement, je n’étais pas prêt. Je n’étais pas outillé, mais cette expérience m’a fait grandir. En 2017, je regrette vraiment de m’être blessé et d’avoir dû déclarer forfait pour la tournée de novembre avec Guy Novès. »

Un joueur mûr

Le sentiment de revanche est bien présent mais la voix est calme et posée. L’homme est arrivé à l’âge de la maturité. Antoine Guillamon, à 30 ans, a passé un cap et met son énergie au service de la suite de sa carrière. « Mon histoire avec le rugby est très simple, reprend le droitier. Quand j’étais petit, j’ai toujours été gros et costaud. J’ai essayé plusieurs sports, j’ai tâtonné. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir à faire du sport, mais les autres se moquaient de moi et de mon gabarit. Souvent, c’étaient les jeunes et parfois les entraîneurs. Moi, je ne le voyais pas, car j’étais gosse, mais mon père le voyait et ça lui faisait beaucoup de mal. Jusqu’au jour où mon meilleur ami de Marsonnas (Ain) m’a poussé à essayer le rugby au RC Montrevel-en-Bresse. C’était à l’âge de 11 ans. J’ai revécu. Au lieu de se moquer de moi, les gens étaient plutôt impressionnés et émerveillés par mes mensurations. Les entraîneurs étaient comme des fous. Ils m’ont donné confiance et mes coéquipiers aussi. Dans ma construction personnelle, le rugby a beaucoup compté. » Pour sûr, Antoine comptera à son tour dans la saison castraise, où il sera notamment en concurrence avec le néo-international Wilfrid Hounkpatin.

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