L'édito : Fier d'être Bleu

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    L'édito : Fier d'être Bleu - GREG SULLAVAN
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L'édito d'Emmanuel Massicard... 

Levez le doigt, vous qui pensiez voir cette tournée gigot-haricots se terminer à l’abattoir australien, avec pas mal de têtes tricolores pour rouler au pied de l’échafaud du haut niveau. Oui, levez le doigt, sortez du rang et faites avec nous vingt pompes, pour expier vos mauvaises pensées : la bleusaille de l’été 2021 n’a pas remporté sa tournée mais elle s’est assuré un avenir, en même temps qu’elle a fait notre fierté. Et c’est franchement un exploit au regard des conditions, avec cette saison à rallonge et ces tauliers absents dans toutes les lignes.

L’équipe de France bricolée au soir des demi-finales lilloises vient de confirmer que le Top 14 n’a plus de ventre mou et que les seconds couteaux chatouillent sans trembler les premiers rôles. Elle prouve encore que le ProD2 — si longtemps décrié — peut mener à tout, et même au niveau international. On dit ça, évidemment, en sachant pour de vrai que ces Wallabies sont loin d’être des flèches aussi aiguisées, puissantes et rapides que les All Blacks, en démonstration samedi face aux Fidjiens.

C’est ainsi, il convient de relativiser le bilan d’une tournée qui a imposé aux joueurs un rythme dantesque avec trois tests en dix jours (un vrai bras d’honneur au devoir de protection des joueurs et de leur santé). N’allez donc pas chercher ailleurs le manque de ressources lors de ce fichu dernier match où, face à une Australie réduite à quatorze, la victoire semblait logique. Sauf qu’elle nous a finalement échappé. Comme lors du premier test, qui était gagné avant l’ultime cagade…

Alors, soyons lucides malgré ces tests qui ont flatté nos âmes de supporters : la persistance des symptômes peut difficilement être planquée sous le tapis tricolore et si l’ère Galthié porte sans cesse de jolies promesses, le XV de France court toujours après un trophée.

Ce ne sera donc pas en Australie, où nous avons pourtant renoué avec le plaisir de voir l’équipe de France en tournée. à distance puisque, vous l’aurez lu, pour la première fois depuis fort longtemps il n’y avait pas de journaliste de Midi Olympique présent sur place pour vous partager l’aventure tricolore.

La bulle sanitaire et la communication tricolore ont établi des mesures de distance qui ne nous permettent pas de donner le souffle que nous aurions souhaité à l’épopée. Il y avait pourtant bien matière à dire, pour découvrir en grand format les phénomènes Barlot et Jaminet ; pour raconter les émotions des Forletta, Azagoh, Walcker, Hastoy ou Bécognée qui ont découvert la vie en Bleu ; pour mesurer enfin l’ascension des Woki, Vincent, Gros, Bamba, Danty, Barassi, Villière et autres Jelonch. Qui reviennent grandis d’Australie, eux qui avaient tant à perdre…

Mais rassurez-vous, nous les reverrons forcément. Comme nous verrons éclore d’autres bleusailles, issues du Top 14 et portées par ce rugby d’aujourd’hui qui doit tant à la fraîcheur des hommes et donc à la jeunesse. En attendant, Messieurs, bonnes vacances. Elles sont largement méritées.

Midi Olympique, lui, continuera de vous accompagner sur les plages. Avec encore un riche programme à venir entre les Lions britanniques, les Françaises du 7 aux JO de Tokyo et les reprises des entraînements, un peu partout en France. Le rugby ne s’arrête jamais.

Midi-Olympique.fr
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