Bilan de la tournée d'été : Quel vivier !

  • Melvyn Jaminet a impressionné notamment par sa maîtrise au pied face aux perches.
    Melvyn Jaminet a impressionné notamment par sa maîtrise au pied face aux perches. Photox/Scott Powick
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Embarqués dans une tournée que l’on annonçait «casse-gueule»,
de nombreux joueurs se sont révélés à la hauteur du défi, élargissant
encore un peu plus le réservoir à disposition de Fabien Galthié.

Jamais le rugby français n’est peut-être apparu aussi riche. La crise économique va probablement supplanter la crise sanitaire mais le sélectionneur Fabien Galthié, lui, voit la croissance de son groupe avec enthousiasme. Vous pensiez Julien Marchand, Camille Chat ou encore Pierre Bourgarit et Peato Mauvaka bien installés dans un carré d’as des talonneurs, voilà que le monde du rugby a découvert Gaëtan Barlot, pensionnaire de Pro D2 encore il y a dix-huit mois. Vous imaginiez Brice Dulin, revenu du diable Vauvert, enraciné au poste d’arrière du XV de France? C’était sans compter sur l’éclosion au plus haut niveau de Melvyn Jaminet. Avant cette tournée, l’arrière de l’Usap n’avait jamais mis en orteil en Top 14, le voilà avec trois sélections au compteur dont une victoire en terre australienne. Et que dire de la brochette XXL de prétendants au maillot bleu en troisième ligne? Alldritt, Ollivon, Cros, Cretin, Woki, Jelonch, Macalou, Tolofua… N’en jetez plus.

 

Les fruits du système des JIFF


De tels exemples, cette tournée en Australie en a révélé à la pelle. à croire que Galthié et Ibanez n’ont qu’à soulever le sabot d’un cheval pour dénicher un international en puissance. à l’issue du deuxième test et malgré quatre jours seulement de récupération, l’ancien international Yann Delaigue disait dans ces colonnes croire aux chances françaises de remporter la tournée contre les Wallabies. La raison de sa conviction? La même que l’ancien sélectionneur Marc Lièvremont une semaine plus : « Le réservoir français est plus grand et de meilleure qualité que celui de l’Australie. » Sans doute l’est-il même de bien d’autres nations.
Évidemment, force est de s’interroger sur les raisons de ce constat. Impossible de passer sous silence l’outil de régulation qui a valu à la Ligue Nationale de Rugby tant de critiques : la mise en place d’un quota de JIFF (Joueurs Issus de la Formation Française) sur les feuilles de matchs des clubs professionnels, contraignant les entraîneurs à faire jouer de plus en plus de jeunes joueurs français. C’était lors de la saison 2010-2011. Dix ans plus tard, le rugby français touche les dividendes d’une mesure impopulaire mais essentielle pour contrer l’afflux de joueurs étrangers dans les championnats professionnels. De bon augure dans la perspective du Mondial 2023, organisé en France.

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