Cinq « Boks de France » sur la feuille de match

  • Eben Etzebeth et les quatre « Français » des Springboks, se retrouvent pour la première fois depuis la finale de la Coupe du monde 2019 dans une équipe d’Afrique du Sud au complet pour défier les Lions britanniques et irlandais.
    Eben Etzebeth et les quatre « Français » des Springboks, se retrouvent pour la première fois depuis la finale de la Coupe du monde 2019 dans une équipe d’Afrique du Sud au complet pour défier les Lions britanniques et irlandais. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Le sélectionneur Jacques Nienaber a aligné trois Springboks évoluant en France dans son XV de départ, ainsi que deux autres sur le banc. Revue d’effectif. 

Même si la tournée des Lions britanniques ne déchaîne pas chez nous les mêmes passions qu’elle le fait de l’autre côté de la Manche, nombre de supporters d’équipes de Top 14 suivront tout de même cette rencontre avec intérêt. Pourquoi ? Parce qu’elle mettra en scène plusieurs de leurs idoles : le Toulousain Cheslin Kolbe, le Toulonnais Eben Etzebeth et le Montpelliérain Handré Pollard seront tous titulaires au coup d’envoi. Sur le banc, on trouvera le Toulousain Rynhardt Elstadt et l’ex-Palois Elton Jantjies. À noter que trois de ces cinq hommes (Etzebeth, Kolbe et Elstadt) étaient déjà de l’équipe « A » qui a vaincu les Lions britanniques et irlandais le 14 juillet dernier (17-13).


Pollard répond à De Villiers

 

Handré Pollard vivra un moment particulier, puisqu’il atteindra le cap des 50 sélections avec les Boks. Pour le coup, le sélectionneur Nienaber a choisi de lui confier le vice-capitanat. Et en tout bon leader qu’il est, l’ouvreur du Montpellier Hérault Rugby a cette semaine pris la défense de son équipe, que l’ancien sélectionneur sud-africain Peter de Villiers a taclée dans une interview accordée à nos confrères du Daily Mail : « Les Boks sont champions du monde et nous les en remercions tous. Mais je ne crois pas que les autres nations copieront leur style de jeu. Pourquoi ? Déjà parce qu’il est très ennuyant. Il donne des résultats certes, mais il est très, très ennuyant. On étouffe les équipes adverses et apprend on défend, défend, défend alors que l’on devrait créer, créer, créer. On a un Cheslin Kolbe tout les 12 ou 13 ans. C’est un héros pour les gamins, c’est le joueur qu’ils aimeraient devenir. Mais croyez-vous vraiment que cette équipe produit assez d’opportunité pour un joueur tel que lui ? » Le point de vue du technicien est défendable. Mais Pollard a tout de même tenu à lui répondre sur le style de jeu pratiqué : « Pourquoi on joue comme ça ? Parce qu’on a été élevés comme ça. Pour moi, ce style de jeu est la plus belle chose au monde… derrière ma femme ! C’est ainsi que l’on joue. Se faire des passes dans tous les sens, c’est sympa pour les gens qui regardent la télé. Mais je trouve que notre façon de jouer est belle car c’est la nôtre. »


Rappelons également que les propos de l’ancien sélectionneur sont pour le moins paradoxaux, puisque c’est précisément avec un jeu direct et Morné Steyn à l’ouverture qu’il avait remporté la tournée des Lions britanniques en Afrique du Sud (2-1). Pollard s’en souvient encore : « J’avais 15 ans, et je me souviens de toutes les pénalités que Morné passa ce jour-là. Je suis convaincu que des tas de jeunes Sud-africains sont tombés amoureux de notre rugby et ont eu envie de le pratiquer après cela… »
 

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