Saga Pro D2 - Bourg-en-Bresse : le maintien est leur graal

  • Un staff plutôt jeune - ici le préparateur physique Paul Glaise donnant ses consignes - espère mener l’USB vers un historique premier maintien. Photo Jean-François Basset
    Un staff plutôt jeune - ici le préparateur physique Paul Glaise donnant ses consignes - espère mener l’USB vers un historique premier maintien. Photo Jean-François Basset Photo Jean-François Basset - Photo Jean-François Basset
Publié le , mis à jour

Quatrième tentative à l'échelon « Pro D2 » pour l'US Bressane, qui espère surfer sur la dynamique de son titre de « Nationale ». Et enfin réussir à décrocher un historique maintien...

À jamais les premiers ! Il y a quelques semaines, les Bressans ont fêté le titre inaugural de la « Nationale ». Sur la lancée, ils partent à l’assaut du Pro D2. Quatrième accession d’un club qui cherche son premier maintien. « Nous avions une bonne base, avec un effectif que nous avions renforcé depuis notre dernier passage en Pro D2, indique l’entraîneur principal, Yoann Boulanger. On s’est bien servi de cette descente, nous avons créé une bonne cohésion. Nous sommes moins dans la découverte. Individuellement aussi, les joueurs ont bien évolué. » Dix-neuf éléments étaient déjà de l’aventure Pro D2 précédente. « Même si nous avons frôlé le maintien il y a trois ans et que ce groupe a aussi progressé, il fallait aller chercher des joueurs apportant une plus-value », énonce le coprésident Jacques Page. « Nous avons fait un état des lieux avec les joueurs déjà présents, détaille Yoann Boulanger. Il est ressorti qu’il manquait encore un peu d’expérience et de densité. » Le recrutement de treize recrues répond à ces critères et devrait amener de l’émulation. « Il y a trois ans, nous n’avions pas les moyens financiers pour aller chercher ces joueurs », confie le coprésident Jacques Page. La masse salariale avait été encadrée. Cette fois-ci, l’effort a pu être fait.

Les dirigeants essaient de s’inspirer de tops clubs français. Comme le Stade toulousain pour sa capacité à conserver sa culture club, avec des anciens joueurs "recyclés". Ce sera le cas cette saison avec, par exemple, Arnaud Perret comme intervenant pour les trois-quarts en Espoirs, et Simon Bornuat qui fait un travail de repérage d’éventuels futures recrues. L’USB scrute aussi le Stade rochelais pour son développement, tant sur le plan des infrastructures que d’accueil des supporters. Bourg-en-Bresse bénéficie désormais d’installations modernisées. Que ce soit le stade Verchère mais aussi désormais un centre d’entraînement sur le même site, comprenant notamment une grande salle de musculation, vestiaires, cabinet médical ou encore balnéothérapie.

Un chemin semé d’embûches

Cette fois, l’équipe espère ne pas subir « d’effet de surprise ». « Nous savons l’exigence du Pro D2 où il faut être beaucoup plus cadrés et disciplinés », reprend Yoann Boulanger. Avec la prime à l’efficacité, un jeu basé sur la vitesse et l’avancée mais aussi sur la pression mise sur l’adversaire.« Notre défense devra être une base forte », ajoute le technicien. Alors qu’il vit sa dernière année à la tête du club avant de passer le relais, le coprésident Jean-Pierre Humbert confie : « Nous avons retenu que c’est un championnat très compliqué et nous espérons que la création de la poule de Nationale permettra aux clubs d’être mieux préparés. » « La lutte sera acharnée, fait écho son binôme Jacques Page. Nous avons des convictions sur ce que l’on fait. Le chemin à suivre est toujours semé d’embûches mais notre vécu nous permet de l’aborder bien mieux préparés que nous l’étions. »

Suffisant pour cette fois-ci réussir à transformer l’essai ? « Le maintien ne peut être que la conséquence de notre efficacité, de notre évolution et de notre réussite, énumère Yoann Boulanger. Ce championnat est difficile, les autres clubs ont un peu plus de vécu, d’expérience et -souvent- de moyens. Donc on vise le maintien humblement car cela ne nous est jamais arrivé. Cela passera par mettre en avant l’équipe plutôt que son cas personnel. » Décrocher ce maintien serait une première. Mais cela ne doit pas constituer une barrière psychologique. « Il faut en faire une force, appuie le technicien. C’est une opportunité de vivre quelque chose de positif. Le club a déjà eu des titres mais n’a jamais décroché de maintien à ce niveau. Cela peut être notre challenge.  Ces Violets ont donc une nouvelle occasion d’être à jamais les premiers…

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Julien VEYRE
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