Saga Pro D2 - La tant attendue « Sapiac saison 2 »

  • Les Montalbanais ont repris le chemin de l’entraînement en mêlant physique et reprise progressive de l’activité rugby.
    Les Montalbanais ont repris le chemin de l’entraînement en mêlant physique et reprise progressive de l’activité rugby. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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l’USM poursuit sa restructuration avec l’arrivée de David Gérard à la tête du staff, et de nombreuses recrues. Après une saison positive sur le plan des résultats, le club du président Jean-Claude Maillard entame sa phase 2.

Son arrivée en a surpris plus d’un. Et elle a jeté un doute sur l’avenir des entraîneurs Florent Wieczorek et David Byrnes. De plus, le cadre de cette annonce était la dernière journée du championnat à Sapiac face à Grenoble, dans un esprit de kermesse en raison des nombreux partants. Ainsi, David Gérard était promu manager. Conséquence d’une saison mitigée de la part du staff de Florian Ninard ? En aucun cas.

Le technicien a débarqué dans la cuvette de Sapiac pour remplacer Florian Ninard, qui dépannait à un rôle qui ne devait pas être le sien. Il raconte :  « Sur la fin de saison, un bilan se fait avec le président. J’avais la volonté de ne pas continuer dans la situation dans laquelle on était, c’est-à-dire la tête dans le guidon, au four et au moulin. Il était important de structurer. »

L’ancien Rochelais passe donc directeur sportif à plein temps et s’éloigne du terrain tandis que l’ancien technicien de l’ASBH quitte Lyon où il officiait dans le staff de Pierre Mignoni depuis deux saisons, soucieux de retrouver une équipe sur laquelle il aurait la main. « Je remercie Lyon pour m’avoir libéré avec anticipation de mon contrat. Le président Roubert m’a aidé, il aurait pu ne pas le faire. »

Celui-ci arrive seul car il a accepté de composer avec les deux adjoints déjà en place. Ils pourront amener leur expertise dans des domaines complémentaires à ceux de David Gérard. Ninard poursuit : « Il fallait qu’on renforce ce jeune staff en amenant de l’expérience. Pourquoi David ? Parce qu’il est passionné et qu’il porte ses valeurs. Il répond à l’ensemble de nos critères et nous sommes ravis qu’il ait fait le choix de nous rejoindre malgré des sollicitations dont les lumières étaient plus brillantes. »

Un recrutement prometteur

S’il n’a pas chapeauté le recrutement, l’ancien deuxième ligne l’a globalement approuvé. Aux manettes, le staff déjà en place a pu placer ses pions, remplacer les partants et même doubler les postes. « Le recrutement était ultra-ciblé et malin, juge Florent Wieczorek, entraîneur des avants. On pourra aligner des compositions orientées selon le profil des matchs avec par exemple une deuxième ligne très lourde ou plus mobile. Et cela nous permet d’avoir des joueurs plus frais et moins tirer sur la corde. Je pense à Stéphane Munoz qui a cumulé plus de 1 800 minutes sur la saison (1924, N.D.L.R.). C’est beaucoup trop pour son intégrité et ses performances de haut niveau. »

Le troisième ligne n’est pas encore sûr de retrouver le capitanat cette saison mais il fera partie d’un groupe de cadres du vestiaire nécessaire pour assurer une forme de continuité au milieu de tous ces changements.

Un centre d’entraînement à dix millions d’euros

Car les recrues sont nombreuses : 18, dont des anciens de la « cuvette », dont Anthony Méric, Taleta Tupuola ou Fred Quercy, déjà au club depuis le mois d’avril. De quoi être optimiste sur la saison à venir, même si le manager tout juste en place appelle à la prudence : « J’arrive alors que Florian Ninard avait déjà travaillé avec le groupe… Il faut me laisser un peu de temps pour me familiariser avec tout le monde ainsi qu’avec le projet mis en place. Quand on aura pris la pleine mesure du groupe, on pourra parler d’objectif. »

Celui du président Jean-Claude Maillard en revanche n’a pas bougé, c’est d’accéder en Top 14 d’ici cinq ans. Ni plus, ni moins. Pour ce faire, il a collaboré avec la mairie et construit son projet autour du nouveau centre d’entraînement du Ramiérou, qui a été officialisé.

Après une grande rénovation pour un coût de 10 millions d’euros, il accueillera principalement les activités rugby de la ville de Montauban et une aile entière sera dédiée au club pro, qui a pris soin d’en dessiner les contours. Avec cette officialisation, la phase 2 a pu se lancer. Et la structuration du club prend forme.

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Quentin PUT
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