Biarritz olympique : Erbani, le revanchard

  • Antoine Erbani pourra apporter sa science de la touche au Biarritz olympique.
    Antoine Erbani pourra apporter sa science de la touche au Biarritz olympique. Photo Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Après trois saisons frustrantes dans le Béarn, le troisième ligne est à la relance au Pays basque dans ce qui sera, peut-être, son dernier défi…

Si c’est au début du mois de juillet que le président Aldigé a officialisé la signature d’Antoine Erbani pour les trois prochaines saisons (2+1), ce transfert était, du côté d’Aguiléra, un secret de Polichinelle. Pour cause, il fut, à l’automne 2020, le premier nom du recrutement biarrot à fuiter dans la presse.

« Je n’étais pas dans l’optique de quitter Pau, mais pendant dix matchs, je n’ai pas du tout été utilisé après avoir bien démarré la saison. Du coup, il a fallu, en novembre, que je me pose les bonnes questions, raconte le troisième ligne. À ce moment-là, Jean-Baptiste Aldigé m’a contacté et m’a proposé quelque chose d’intéressant au sein d’un projet auquel je pouvais vraiment participer et être impliqué, ce qui n’était plus trop le cas à la Section avec les entraîneurs de l’époque. »

Les deux hommes, originaires d’Agen, se connaissaient déjà et les mots du président ont su convaincre le joueur de 31 ans de rejoindre le BO. D’ailleurs, c’est sur invitation du premier qu’on a vu le second, en fin de saison dernière, dans les tribunes d’Aguiléra. À l’occasion du quart de finale face à Grenoble, puis du derby du siècle, Erbani a ainsi pu « s’imprégner de l’ambiance, du stade, du Pays basque ».

Officiellement rouge et blanc depuis le début du mois de juillet, il poursuit : « J’arrive dans une équipe qui a le moral au beau fixe. Elle est sur une dynamique assez improbable, car en rugby, on a rarement vu des scénarios comme ça. Le groupe est extrêmement soudé, vivant. Je me suis fait énormément d’amis à Pau, mais rugbystiquement parlant, nous étions quand même en difficulté jusqu’à la fin. Biarritz arrive avec une forme bien différente. »

Erbani : « Les mauvais moments servent autant que les bons »

À la reprise du championnat, le flanker voudra avant tout retrouver du rythme après trois saisons délicates. Lui, qui tournait à 20 titularisations de moyenne entre 2013 et 2018, à Agen, n’a démarré que 14 matchs en Top 14 avec la Section, en trois ans.

Un chiffre famélique, qui laisse penser qu’Antoine Erbani est, désormais, à la relance. « Je ne sais pas si c’est la formule qui conviendrait, reprend-il. Ce qui est sûr, c’est que j’ai surtout une revanche envers moi-même. Ça ne s’est pas bien terminé ou passé sportivement à Pau. J’en suis en partie responsable. J’espère retrouver à Biarritz du temps de jeu et du plaisir. »

Le ton posé, sans langue de bois, il développe : « Je suis rarement blessé et à Pau, je l’ai été à deux reprises. J’avais bien démarré mes saisons à chaque fois et ensuite, j’ai pris du retard. La Section m’a beaucoup donné et apporté en confiance ou responsabilité. Je suis conscient que je n’ai pas toujours bien répondu. C’est ce qui me laisse le plus de regrets. Tout n’était pas de ma faute, mais je préfère retenir ce que moi, j’ai mal fait. Ça me servira de leçon pour la suite de ma carrière, car les mauvais moments servent autant que les bons. »

Garçon expérimenté, véritable soldat sur le terrain, son leadership sera utile au club basque. « On va avoir des situations dans lesquelles je me suis déjà trouvé et c’est dans ces moments que je pourrai apporter au BO, affirme-t-il. Après, je suis nouveau, donc j’ai encore beaucoup à apprendre. J’arrive dans la peau d’un joueur revanchard, tout neuf, qui a envie d’en découdre. »

Et à n’en pas douter, sa polyvalence au sein de la troisième ligne, aussi, sera précieuse pour Biarritz. À ce sujet, il conclut : « Il y a un petit vieux qui a pris pas mal de place en huit la saison dernière, donc je ne sais pas à quel poste je vais évoluer. Mais comme je peux jouer partout, ce n’est pas tellement un problème… »

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Pablo ORDAS
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