Clermont suit les vertus de Jono Gibbes

  • L’entraîneur néo-zélandais Jono Gibbes est de retour à Clermont pour emmener le club vers « le long chemin » qui l’attend.
    L’entraîneur néo-zélandais Jono Gibbes est de retour à Clermont pour emmener le club vers « le long chemin » qui l’attend. Photo ASM Clermont
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Après une reprise à huis clos le 26 juillet, les Clermontois et leur nouveau manager, Jono Gibbes, se sont présentés ce mardi à Besse pour le véritable lancement de leur saison.

« Il nous tardait de revenir ! Ça fait plaisir de revoir du monde et les joueurs après la saison qu’on a passé », souffle avec un large sourire Thierry Fraisse, le président de l’Interclubs des supporters de l’ASM. Une centaine de curieux s’était déplacée à Besse, une petite commune de 1 500 habitants à 50 km au sud du stade Marcel-Michelin. Des chants ont même résonné au début de l’entraînement pour saluer le retour sur le pré des Clermontois. Une bouffée d’oxygène tant pour les supporters que pour les joueurs.

Des Espoirs du club aux plus expérimentés du groupe professionnel, les sourires étaient de rigueur avant une séance axée sur le jeu de passes et la défense sur les rucks. L’occasion d’entrevoir les prémices de la méthode Jono Gibbes, intronisé manager après le départ de Franck Azéma.

Déléguer sans s’effacer

Il est arrivé en tongs avec des chaussettes. Entre salutations amicales aux supporters historiques et échanges techniques avec son staff, Jono Gibbes a vite enfoncé sa casquette avant d’entamer sa deuxième journée en jaune et bleu. Si les regards des spectateurs étaient naturellement tournés vers l’imposant Néo-Zélandais, Xavier Sadourny puis Benson Stanley se sont attachés à conseiller, diriger et haranguer les joueurs auvergnats.

Respectivement chargés des trois-quarts et de la défense, les deux anciens joueurs ont vite pris le relais vocal de Jono Gibbes, observant avec un regard d’acier les séquences s’enchaîner. Même constat lorsque le revenant Davit Zirakashvili, en charge de la mêlée, aiguillait les jeunes avants clermontois.

Sous sa casquette de « superviseur », l’ancien entraîneur de La Rochelle a pourtant déjà posé son empreinte sur le groupe clermontois. « J’ai fixé des gros standards de performance. Je veux que le groupe prenne ses responsabilités car il y a beaucoup d’attentes autour de nous. Nous sommes un grand club et nous devons rendre la région fière de nous. » Un message dicté dès le premier jour au centre d’entraînement et de perfectionnement, à deux crampons du Michelin, et vite assimilé par George Moala (interview ci-dessous) et ses coéquipiers.

À tel point que Tomas Lavanini a poussé pour être présent à la reprise de son nouveau club, à défaut de se préparer avec l’Argentine avant le Rugby Championship. « C’était important pour moi d’être ici, les gars m’ont bien accueilli lors du premier jour et je voulais vraiment prendre un premier contact avec le groupe avant de repartir avec les Pumas », expliquait le deuxième ligne à l’issue de l’entraînement.

Si l’international argentin ne vit pas encore dans sa maison auvergnate, il semble déjà motivé à se faire une place dans le pack clermontois. « Je vais travailler très dur et donner tout ce que j’ai pour l’équipe… j’ai hâte de voir la suite ! »

Prime au temps long

À la question de savoir si Jono Gibbes avait déjà en tête son capitaine, le manager néo-zélandais a pouffé de rire : « Mec, c’est le deuxième jour ! » L’ancien adjoint de Franck Azéma a répété à plusieurs reprises vouloir s’engager dans « le long chemin » qui attend son équipe dès le 4 septembre face à Lyon.

Le nouveau préparateur physique Johnny Claxton avait d’ailleurs donné quelques indices sur le processus à venir pour les Clermontois. « Je pense que la coupure de cinq-six semaines dont les joueurs ont bénéficié était nécessaire. Pour la condition physique, c’est la limite, mais la perte musculaire est rapidement rattrapable. Nous avons cinq semaines pour démarrer la saison, mais il faut regarder plus loin que cela car le programme offrira une succession de 10 rencontres consécutives. L’idée n’est pas d’arriver à bloc pour le premier match et de tenir… » pouvait-on lire sur le site du club.

Trop souvent, Clermont a commencé fort avant de s’écrouler dans la dernière ligne droite. Cette saison, l’ASM sera donc attendue telle une marathonienne… avant de viser l’or du Brennus ?

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Clément LABONNE
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