Saga MHR : Mercer, l’impatient anglais

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    Mercer, l’impatient anglais
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Bien qu’excellent avec Bath, le troisième ligne n’entrait pas dans les plans du sélectionneur anglais Eddie Jones. Alors il a choisi l’exil pour se lancer un nouveau défi.

Certains joueurs ont parfois l’impression que même s’ils renversaient tous leurs adversaires, même s’ils marquaient tous les essais possibles et jouaient tous les matchs de leurs équipes, cela ne suffirait pas pour avoir un coup de fil du sélectionneur national. C’est un peu le cas de Zach Mercer, considéré outre-Manche comme un prodige du poste depuis de longues années. Déjà avec les moins de 20 ans anglais, Mercer était irremplaçable. En 2016-2017, il dévora la Coupe du monde junior et le Tournoi, où il fut systématiquement titulaire. Sur cette lancée, il s’adapta à vitesse grand V au Premiership avec Bath où il devint rapidement un titulaire en force. Tout indiquait que Mercer devait devenir un pilier du XV de la Rose. Il n’en fut rien. Eddie Jones le convoqua deux fois en novembre 2018 (Afrique du Sud et Japon), et puis plus rien. Pourtant, le natif de Leeds n’a rien perdu de sa superbe, avec 18 apparitions pour Bath, 17 titularisations et cinq essais marqués l’année dernière : «Il a fait une saison exceptionnelle mais a malgré tout été boudé par Eddie Jones. Il a été élu meilleur joueur d’Angleterre au mois d’avril», explique son nouveau manager Philippe Saint-André. «Au vu de ma saison, tout le monde en Angleterre disait que je méritais d’être sélectionné, raconte l’Anglais, mais ce ne fut pas le cas. C’est comme ça. Quand Montpellier m’a fait une offre, cela m’a fait réfléchir à mon avenir. Je n’ai que 24 ans, j’ai encore le temps. Je ne tire pas un trait sur l’équipe d’Angleterre, bien au contraire. Je retournerai au pays en étant un bien meilleur joueur de rugby que je ne le suis à présent, et je retenterai ma chance car je veux jouer pour mon pays. Mais le Top 14 est sacré challenge pour moi. Sur le terrain bien sûr, mais surtout en dehors.»

«Je veux apprendre votre langue»

Sur le terrain d’abord, Mercer pourrait être le nouvel atout offensif du MHR : «Ce qui me plaît chez lui, c’est qu’il a de très bonnes mains, détaille Saint-André. Il va très vite, et peut couvrir tous les postes de la troisième ligne. Comme Marco Tauleigne, c’est un joueur capable de jouer devant ou dans la défense. C’est un profil qui nous a manqué l’année dernière, et il fait partie du projet de jeu que l’on veut mettre en place.» En dehors du terrain aussi, Mercer a des challenges à relever : «Je veux apprendre votre langue, j’ai déjà commencé les cours. Alex Lozowski ne m’a dit que du bien de son expérience ici même s’il a traversé des moments délicats en raison du Covid, donc je veux vivre la même chose», sourit Mercer. À cette différence près que Mercer s’est inscrit dans la durée avec les Cistes, puisqu’il a paraphé un contrat de deux saisons avec une en option.

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