Au Puc, la bonne saison avec les frères Daguin ?

  • Les Pucistes espèrent cette saison pouvoir enfin accéder aux phases finales.
    Les Pucistes espèrent cette saison pouvoir enfin accéder aux phases finales. Photo DR - Photo DR
Publié le , mis à jour

Leur retour emblématique va servir une dynamique très positive depuis deux ans.

C’est l’une des grandes nouvelles qui a agité le petit microcosme de la Fédérale 2 : le retour des frères Daguin au Puc, là où ils avaient été formés avant leur départ pour faire carrière. Le demi de mêlée Clément Daguin, soixante-deux matchs de Top 14 à son actif au Stade français, y reviendra à l’âge d’à peine 29 ans. Son frère Corentin disputait la saison dernière à 30 ans près de vingt bons matchs à l’ouverture en Nationale.

Ils ont créé une petit curiosité en décidant de tout arrêter pour se retrouver et jouer ensemble là où au rugby ils sont nés. Et cette équipe du Puc, qui depuis deux ans vivait une embellie contrariée par la pandémie, de se présenter avec eux au mois de septembre, dans le rôle de l’épouvantail absolu.

Après des années de galère passées dans le fond du classement, à se dépatouiller pour assurer des maintiens acrobatiques, les Pucistes étaient parvenus à se hisser à la troisième place de leur groupe quand le premier confinement a tout arrêté.

La saison dernière, avant la déclaration de la saison blanche, ils occupaient la première place de leur poule après cinq matchs disputés. Ce groupe de joueurs, qui depuis deux ans a relancé ce club dans le haut de la hiérarchie, a été privé des phases finales après lesquels il court. « C’est notre mot d’ordre pour la saison prochaine : partir en phase finale, commente le président Jérôme Bousquet. Avec la réforme des compétitions fédérales, je sais que beaucoup de clubs veulent monter. Ce n’est pas notre cas. Nous voulons juste faire des phases finales, enfin ! »

Le bénéfice du nouveau règlement

Les Pucistes ont construit leur redressement depuis deux ans de façon opportune, en s’appuyant sur le nouveau règlement du plaquage. Un peu dynamisée par sept ou huit arrivées convaincantes saupoudrées sur les deux dernières années, cette équipe tournée historiquement vers le grand large, s’est épanouie dans les espaces ouverts par l’interdiction du plaquage à deux et l’obligation de prendre sous la ceinture.

« Nous en avons beaucoup profité, c’est clair. Tout notre travail de jeu de mouvement, qui a été appliqué sur une assez longue continuité pendant plusieurs saisons, a trouvé un espace d’expression assez naturel, juge Xavier Tessedre, qui entamera la saison prochaine sa neuvième saison auprès des seniors pucistes. Ces nouvelles règles sont dans l’ADN du Puc, et quelque part, il est logique que nous en ayons profité. Je suis très heureux à titre personnel de me lancer encore dans le prochain championnat. Le groupe est bon et homogène. C’est un plaisir d’être toujours là, et je veux plus que tout que nous puissions enfin aller jouer des matchs couperets. Depuis neuf ans, j’ai fait seulement une demi-finale avec l’équipe réserve. Après deux années de Covid, j’espère vraiment que nous pourrons vivre une saison pleine. » 

La présence des frères Daguin augmentera en proportion de leurs expériences, les chances de cette équipe de concrétiser ses mérites.

Guillaume Cyprien
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?