Jean-Marc Aué : « Le projet carcassonnais convient parfaitement à l’idée que je me fais du rugby »

  • Jean-Marc Aué - entraîneur des lignes arrière International. Jean-Marc Aué - entraîneur des lignes arrière International.
    Jean-Marc Aué - entraîneur des lignes arrière International. Stephanie Biscaye - Stephanie Biscaye
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Vainqueur du Grand Chelem en 1998, finaliste du championnat en 1995 avec Castres, l’ancien centre découvre cette année l’encadrement d’une équipe professionnelle.

Qu’est ce qui a motivé votre venue au sein de l’US Carcassonne ?

Tout d’abord, sur le plan sportif, c’est grisant de coacher une équipe professionnelle. Dans le passé, je me suis occupé de Graulhet en Fédérale 1. Jusqu’à la saison passée, j’étais dans le staff des espoirs du Castres olympique. Cette fois c’est du Pro D2, une telle opportunité ne se refuse pas. Aussi, il y a la qualité des hommes. Je connais très bien Mathieu Cidre avec qui j’étais coéquipier à Béziers. C’est un type extraordinaire d’une grande valeur humaine. Je connais bien Christian Labit pour avoir été très souvent son adversaire. C’était un excellent joueur. Au niveau des relations humaines, il est super. Je découvre Aurélien Cologni qui est le responsable de la défense. C’est également un plaisir de collaborer avec lui. Ensuite, Carcassonne a un désir de grandir, de se structurer. Le projet carcassonnais convient parfaitement à l’idée que je me fais du rugby.

Après cinq semaines de préparation comment jugez-vous le groupe ?

Je suis agréablement surpris. Je vois des joueurs appliqués, concernés, concentrés, à l’écoute. J’ai eu l’occasion de visionner des matchs de l’an dernier. L’USC a remporté des rencontres en y ajoutant la manière. Ces victoires n’étaient pas du tout le fruit du hasard, elles étaient la conséquence du travail et de l’investissement. Personnellement, j’ai une vision très positive des joueurs que je coache.

À l’intersaison, l’USC a recruté comme demi de mêlée, Samuel Marques et un ouvreur, Johnny McPhillips. Marques-McPhillips sera-t-elle la charnière titulaire de l’USC ?

Une équipe c’est avant tout un groupe. Samuel Marques et Johnny McPhillips sont deux excellents joueurs. Je connais mieux Samuel qui évolue dans le rugby professionnel français depuis près de treize ans. À la mêlée, il y a également Damien Anon et Gaëtan Pichon qui ont également de sacrées références. À l’ouverture, Maxime Mouchous et le jeune Thomas Dolhagaray ont également leur mot à dire. Les évaluations vont s’effectuer lors des entraînements et matchs de préparation. Le 12 et 19 août, on a une double opposition face à Provence rugby, ces deux rencontres seront déterminantes pour dégager le profil de l’équipe qui débutera le championnat face à Rouen.

Quel est votre point de vue sur la règle du 50-22 ?

Il faut la voir à l’usage. Dans un premier temps, cela peut favoriser les équipes qui possèdent un très bon alignement. D’autre part, cette règle va peut-être permettre de désengorger les premiers rideaux défensifs. Forcément, s’il y a moins de défenseurs, c’est une solution pour dynamiser un peu plus le jeu. Toujours est-il que cette règle amène à la réflexion sur les séquences offensives et sur l’organisation défensive.

Votre père (Jean-Pierre) a été un excellent ouvreur, international B et champion de France avec Carmaux en Deuxième Division en 1972. Vous donne-t-il des conseils ?

Mon père a connu un autre rugby. Le rugby qu’il pratiquait dans les années 70 et 80 n’est pas celui de la période contemporaine. Mais, nous avons des conversations passionnantes et passionnées. Dans ce domaine, mon père est un éternel passionné. Et pour ajouter un peu plus de piment à nos conversations, il y a mon fils, Louis qui vient amener son point de vue. Il a 21 ans, il est licencié à Gaillac. C’est également un passionné. 

Didier Navarre.
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