Romain Briatte : « J’ai eu droit à quelques pièces sur la saison dernière »

  • Le troisième ligne Romain Briatte se focalise sur les objectifs du Stade français, son nouveau club, mais suivra avec attention les saisons d'Aurillac et d'Agen, ses anciens clubs.
    Le troisième ligne Romain Briatte se focalise sur les objectifs du Stade français, son nouveau club, mais suivra avec attention les saisons d'Aurillac et d'Agen, ses anciens clubs. Photo Peio Berho - Stade français - Photo Peio Berho - Stade français
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Romain Briatte (Troisième ligne du Stade français) a faim de concurrence et de victoires au sein d’une équipe programmée pour les phases finales. Le nouveau troisième ligne parisien n’en oublie pas pour autant le SUA.

Comment vous sentez-vous physiquement et comment vous êtes-vous adapté à ce nouvel effectif ?

On a commencé il y a trois semaines et aujourd’hui je me sens bien. On a passé des tests j’étais bien en forme. L’adaptation s’est très bien faite, j’ai la chance d’être dans un groupe qui vit très bien, j’ai été bien accueilli il n’y a pas beaucoup de recrues donc au niveau du plan de jeu ça facilite les choses. Tout se passe très bien, le staff est très à l’écoute et disponible concernant le plan de jeu et les objectifs à venir.

Pourquoi avoir choisi le Stade français ?

Je sortais d’une saison très dure avec Agen mais je voulais rester en Top 14. J’ai eu des sollicitations, j’ai senti beaucoup d’intérêt de Gonzalo Quesada et Laurent Sempéré, et tout s’est fait très vite. Je n’ai pas hésité longtemps… moi qui n’ai pas gagné un match la saison dernière c’est vrai que le projet paraissait très excitant et quand on voit que les objectifs c’est le top 6 voire le top 4 pour un joueur comme moi qui vient de Pro D2 et qui a lutté pour le maintien c’est fort !

Le Stade français est programmé pour jouer les phases finales, on imagine qu’après avoir joué en Pro D2 et pour le maintien, cela représente un défi supplémentaire dans votre carrière ?

Complètement, c’est un palier de plus dans ma carrière. Je sors des Espoirs de Clermont, à l’époque je n’étais pas le meilleur mais j’ai eu pas mal de temps de jeu à Aurillac puis à Agen. Aujourd’hui il y a des ambitions aussi en Coupe d’Europe avec d’abord l’objectif de remporter nos matchs à domicile et pourquoi pas se qualifier ensuite. Mais c’est vrai qu’avec mon parcours, j’ai vraiment hâte de débuter ces deux compétitions…. J’attends surtout cette première victoire que je n’ai pas connue depuis un an.

Comment avez-vous été accueilli par les joueurs ?

Pour l’instant il n’y a pas eu de bizutage c’est assez calme ! Il manque des internationaux mais j’ai eu droit à quelques pièces sur la saison dernière mais rien de méchant. On est parti en stage à Val d’Isère j’ai dû chanter Christophe Maé une ou deux fois devant le groupe (rires) ! Mais de ce que j’ai compris plus tard dans la saison il risque d’y avoir un bizutage…

Quels ont été les premiers mots du staff à votre arrivée, qu’est ce qu’ils recherchent à travers vous ?

Premièrement, ils étaient très contents que je fasse partie du groupe. Ils attendaient beaucoup de moi autour de l’attitude. Je suis très respectueux et vigoureux et je pense qu’ils ont vu qu’ils pouvaient compter sur moi grâce aussi à mon expérience en Pro D2 et avec Agen. J’échange beaucoup avec Laurent Sempéré sur les zones de ruck et la touche, mais je dois m’améliorer sur le jeu offensif où le staff demande beaucoup aux troisième ligne de jouer avec les trois quarts donc j’ai vraiment hâte !

Entre Burban, Macalou, Kremer vous ferez face à une grosse concurrence au poste de troisième ligne, est-ce un challenge pour vous ?

Je sors de ma zone de confort. C’est vrai que je pouvais rester à Agen mais en venant ici je voulais franchir un cap. J’ai la chance d’évoluer autour de ces grands joueurs donc c’est une chance. J’échange beaucoup avec Antoine Buran qui me donne beaucoup de conseils très enrichissants. La concurrence, ça fait avancer. Il va falloir travailler très dur car il y a pas mal de joueurs au poste y compris des jeunes avec Ryan Chapuis ou Charlie Francoz, mais la saison est longue on a des ambitions sur les deux tableaux alors on s’entraide entre troisième ligne.

Sur le plan émotionnel, comment avez-vous vécu les derniers matchs à Agen ?

Ça a été compliqué… D’un côté je voulais continuer en Top 14 et de l’autre je m’étais attaché au SUA et les laisser en Pro D2 c’était très difficile. Une carrière c’est court et je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité. J’ai eu mal au cœur de quitter mes coéquipiers et le staff mais j’espère vraiment qu’ils vont faire une belle saison.

Vous allez suivre le SUA cette saison ?

Oui bien sûr. Aujourd’hui encore j’échange avec beaucoup de joueurs. Je n’oublie pas mes coéquipiers, j’hésitais à aller voir Aurillac-Agen en amical je vais voir avec ma femme (rires). Mais je vais suivre aussi Aurillac j’ai passé quatre saisons là-bas et je ne les oublie pas non plus.

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Propos recueillis par Clément Labonne
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