Les Boks, dominés mais triomphants

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    Les Boks, dominés mais triomphants. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Les Springboks ont remporté la série in extremis, notamment grâce à un exploit de Cheslin Kolbe et deux pénalités de l’inoxydable Morné Steyn. L’honneur des champions du monde est sauf.

En rugby, dominer n’est pas gagner. Les Lions en ont fait l’amer constat samedi dernier, en dominant sans remporter le fameux « decider » comme l’appellent nos confrères anglophones, ou la finale en langue de Molière. Mieux. Cette finale, les Lions ont voulu la dominer avec la manière. En développant un rugby plus spectaculaire que jusqu’alors et en évitant de tomber dans la guerre de tranchées proposée par les Boks de Jacques Nienaber.

In fine, la domination statistique des Britanniques est sans partage : 63 % de possession et d’occupation, 85 gains de la ligne d’avantage sur 102 courses, 28 défenseurs battus (contre 10 pour les Boks), 6 franchissements… Bref, sur le papier tout semble indiquer que les hommes de Warren Gatland ont remporté la série. Et pourtant…
 

L’éclair de Kolbe, Steyn l’increvable

… Et pourtant ils ont perdu. Battus par des Springboks certes limités dans leurs options de jeu mais extrêmement solidaires et percutants en défense, à l’image de ces neuf plaquages offensifs réalisés, ou de quelques grattages décisifs comme celui réussi par le capitaine Siya Kolisi juste avant la mi-temps, alors que les joueurs d’Alun-Wyn Jones pilonnaient la défense sud-africaine sous ses poteaux.

Les Lions étaient certes plus talentueux, mais ils ont été moins efficaces. D’autant que l’ouvreur Handré Pollard n’était pas dans un grand jour, puisqu’il manqua deux pénalités (à la 47e minute et à la 54e minute) qui auraient ramené les Springboks à un petit point des Lions. Mais qu’importe. Les Lions n’avaient pas Cheslin Kolbe, eux. Le Toulousain a signé un essai qui risque de tourner en boucle sur les écrans. À la 55e minute, le centre Lukhanyo Am récupère un ballon après un duel aérien perdu par son numéro huit Wiese. Le centre fixe un adversaire, et donne aussitôt à son arrière Willie Le Roux qui accélère, fixe un autre défenseur et donne à Cheslin Kolbe dans le couloir droit. Là, le Toulousain efface l’arrière gallois Liam Williams, raffûte le talonneur anglais Luke Cowan-Dickie et aplatit. Quelques minutes plus tard, Russell passait la pénalité d’égalisation. On crut alors revivre le scénario du match nul, vu lors de la dernière tournée en Nouvelle-Zélande. Mais l’inusable Morné Steyn passa deux pénalités supplémentaires, dont celle de la gagne à la 79e.

Un beau symbole, quand on sait que l’ouvreur de 37 ans était déjà là en 2009, quand les Boks gagnèrent la tournée contre ces mêmes Lions britanniques. Comme quoi, les champions du monde sont éternels.

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