Mohed Altrad : « On a été très mal »

  • Mi-juillet, le club de Montpellier était victime d’une cyber-attaque, les pirates demandant aussitôt aux dirigeants héraultais une rançon contre la restitution des données digitales du MHR.
    Mi-juillet, le club de Montpellier était victime d’une cyber-attaque, les pirates demandant aussitôt aux dirigeants héraultais une rançon contre la restitution des données digitales du MHR. Icon Sport - Icon Sport
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Le président Mohed Altrad revient sur la cyber-attaque dont le club de Montpellier a été victime, en juillet dernier.

Mi-juillet, le club de Montpellier était victime d’une cyber-attaque, les pirates demandant aussitôt aux dirigeants héraultais une rançon contre la restitution des données digitales du MHR. Dans la foulée, les patrons du club déposaient une plainte au parquet de Paris, où toutes les affaires de cybercriminalité sont traitées.

À ce jour, l’enquête est d’ailleurs toujours en cours. Mohed Altrad, le président montpelliérain, explique : « Déjà, cette histoire est tout sauf drôle. Nous sommes restés dix jours sans pouvoir travailler. Dans nos bureaux, tout était crypté par des logiciels très sophistiqués. On a été très mal. » 

Et aujourd’hui, alors ? « C’est rentré dans l’ordre à 80 % mais j’ai tenu à ce que le MHR, comme toutes les autres filiales du groupe Altrad, soit désormais protégé par la cellule informatique basée au Royaume-Uni et chargée de la sécurité de la multinationale. Maintenant, le MHR est lui aussi sous parapluie. »

Les pirates seront-ils démasqués ?

Mohed Altrad, ancien ingénieur informatique, poursuit ainsi : « Le groupe est souvent la cible d’attaques de ce genre mais tout est toujours stoppé à temps : avant d’accéder à nos données, il faut en effet franchir une dizaine de barrages ou de pare-feu. Le MHR est maintenant soumis à une sécurité équivalente ».

Le président marque une pause, poursuit : « Je me suis longtemps interrogé sur ce qu’étaient venus chercher au club les pirates. Je ne saisis pas la logique car il n’y a pas d’argent en propre, dans les clubs de rugby. »

À la question de savoir si les pirates, supposément israéliens ou chinois, seront un jour démasqués, Mohed Altrad reste très prudent : « C’est quasiment mission impossible. Les adresses utilisées pour pénétrer notre système ont été créées pour un usage éphémère, juste le temps faire la manipulation, communiquer un numéro de téléphone et un code bancaire…» Du travail de pro, quoi.

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Marc DUZAN
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