Saga Biarritz - Kuridrani, le gros coup

  • Débarqué sur la côte basque début août, Tevita Kuridrani a gentiment pris ses marques dans la station balnéaire.
    Débarqué sur la côte basque début août, Tevita Kuridrani a gentiment pris ses marques dans la station balnéaire. Icon Sport
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Recrue phare de l’intersaison, le trois-quarts centre australien Tevita Kuridrani (61 sélections) est attendu pour dynamiser le milieu de terrain biarrot et amener tout son talent au club basque.

Reconnaissez tout de même, qu’avec Francis Saili et Tevita Kuridrani, le Biarritz olympique aura, à la reprise du championnat, une paire de centres de classe mondiale, comme peu de promus ont eu ces dernières années en Top 14. Le plus fou dans tout ça ? C’est que si Steffon Armitage n’avait pas passé son coup de pied au mois de juin dernier, les supporters rouge et blanc auraient quand même pu apprécier les exploits des deux compères sur les pelouses de Pro D2.

En effet, si le club basque a enregistré, dans les jours qui ont suivi son accession, les arrivées de Vincent Martin, James Cronin et Eliott Dixon, celle de Tevita Kuridrani était actée depuis de longues semaines.

« Ça s’est fait sur Facebook Messenger, sans agent, sourit Jean-Baptiste Aldigé, le président du BO. Ça s’est passé à la relation copain-copain. Ça fait deux ans qu’avec Tevita, on discutait, qu’on ne discutait pas. Il apparaissait, disparaissait. L’année dernière, nous avons réussi à faire venir son meilleur ami, Henry Speight. Tevita était déjà très proche de s’engager avec nous en septembre 2020. Un agent australien avait empêché l’affaire à deux jours près, mais nous avons gardé contact et au printemps, il nous a donné son accord de principe. C’était pour du Pro D2, mais nous l’aurons finalement en Top 14. »

Clarkin : « Capable d’apporter dans le même registre que Saili »

En enrôlant l’ancien joueur de la Western Force, les dirigeants du club basque ont frappé un très gros coup. Trois-quarts centre de classe mondiale, puissant à l’impact et habile balle en main, sa densité physique et ses courses tranchantes lui ont permis de porter à 61 reprises le maillot des Wallabies.

Débarqué sur la côte début août, le natif de Suva, aux Fidji, a gentiment pris ses marques dans la station balnéaire. « Il arrive de l’autre bout du monde, donc il est en train d’analyser où il se trouve, détaille Matthew Clarkin. Mais vu l’entraînement qu’il a sorti ce mardi, la transition rugbystique est facile. En plus, il a tellement de connaissances dans l’équipe… »

Outre son meilleur ami Henry Speight, Kuridrani a en effet retrouvé du côté d’Aguiléra son ancien coéquipier à la Western Force, Tomás Cubelli, ou Francis Saili qu’il a souvent affronté à l’époque en Super Rugby. À la rentrée prochaine, ils seront donc associés et auront pour but de dynamiser l’attaque biarrote.

« On sait ce que Francis Saili nous a apporté au milieu du terrain, poursuit Matthew Clarkin. Parfois, les équipes adversaires l’ont contré car elles savaient qu’en l’arrêtant, la mise en place de notre jeu allait être compliquée. Avoir un deuxième joueur capable d’apporter dans le même registre, c’est une plus-value. Je suis excité de voir ce qu’il peut faire au BO. » Les supporters rouge et blanc le sont tout autant. 

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Pablo ORDAS
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