Saga La Rochelle : un réservoir toujours plus profond

  • Le troisième ligne centre Grégory Alldritt devrait à nouveau rayonner sur la saison 2021-2022 du Stade rochelais.
    Le troisième ligne centre Grégory Alldritt devrait à nouveau rayonner sur la saison 2021-2022 du Stade rochelais. Icon Sport - Icon Sport
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Arrières > Incontournable dès ses premiers pas sous le maillot maritime la saison dernière, auteur d’un exercice de très haute volée, Brice Dulin reste l’indiscutable numéro un dans la hiérarchie. Sorti blessé à la main gauche au début de la dernière finale de Top 14 et spectateur malheureux de la défaite face au Stade Toulousain (18-8), l’arrière du XV de France a une revanche à prendre. Rochelais au temps de jeu le plus élevé la saison passée, Dillyn Leyds devrait encore essentiellement faire parler toutes ses qualités à l’aile.

Ailiers > S’il manquera la reprise après une nouvelle opération d’une pubalgie en juillet, Arthur Retière a prouvé en fin de saison dernière qu’il avait surmonté son coup de mou hivernal. Il sera de nouveau en concurrence avec Raymond Rhule, capable aussi d’évoluer avec brio au centre de l’attaque rochelaise. Le staff fonde beaucoup d’espoirs en Martin Alonso Muñoz et Malcom Bertschy, prolongés jusqu’en 2023 durant l’hiver après des débuts professionnels intéressants. Nils Guyon espère leur emboîter le pas.

Centres > Du très lourd, malgré le départ de Geoffrey Doumayrou. Recrues de poids, Jonathan Danty et Eneriko Buliruarua viennent densifier une paire décimée, en fin de saison dernière, par les blessures et autre suspension. Avec le détonateur Levani Botia et le polyvalent Jérémy Sinzelle, fauché dans son élan en mars par une blessure à un genou, le staff maritime a l’embarras du choix. D’autant que le réservoir est épais. Déplacé à l’aile depuis deux ans, Jules Favre a marqué de précieux points en demie et en finale du Top 14, au poste de premier centre. Mathis Lafon et Victor Olivier tapent à la porte. Pierre Boudehent espère enfin pouvoir exprimer son potentiel, au centre comme à l’aile, après trois années de galère, rythmées par les blessures.

Ouvreurs > Passé à côté des deux finales disputées par le Stade rochelais la saison passée, Ihaia West s’est vu offrir, en mai, une prolongation d’un an. Avec, sur le papier, le statut de numéro un indiscutable à l’ouverture ? Rien n’est moins sûr. Entre un Jules Plisson revanchard et un Pierre Popelin séduisant en Pro D2, le Maori a du pain sur la planche. L’ancien Parisien, en délicatesse avec un ischio-jambier ces derniers mois, a pour lui, notamment, sa longueur au pied. Longtemps épanoui à l’arrière, l’ancien Vannetais veut, lui, se fixer définitivement en dix. Si Harry Glynn a intégré la préparation estivale, l’Anglais devra cravacher pour espérer gratter du temps de jeu.

Demis de mêlée > Régulièrement présenté comme la "plaque tournante" du jeu maritime, Tawera Kerr-Barlow repart avec le statut d’indiscutable, numéro 9 dans le dos. Derrière, le staff maritime apprécie tout particulièrement l’attitude et la fiabilité face aux perches de Jules Le Bail, qui s’est peu à peu imposé comme la doublure du double champion du monde all black. Thomas Berjon, très en vue en milieu de saison dernière, a pris du galon et fera à coup sûr partie de la rotation.

Numéros 8 > Toujours plus impressionnant, Grégory Alldritt fait progressivement main basse sur le centre de la troisième ligne, réservé quasi exclusivement à Victor Vito par le passé. Transition naturelle entre deux des hommes forts du Stade rochelais, cocapitaines. Même si, à 34 ans, le Néo-Zélandais montre que le temps n’a pas d’emprise sur son talent, le Gersois, de dix ans son cadet, n’a que peu d’équivalent sur la planète rugby. Il a même terminé meilleur marqueur d’essais (10) du Stade rochelais, lors du précédent exercice de Top 14.

Troisième ligne aile > Interchangeable à souhait, sans perte de rendement ou presque. Kévin Gourdon et Wiaan Liebenberg conservent une longueur d’avance dans la hiérarchie. Mais, même quand les deux flankers sont au repos, le club à la caravelle peut compter les yeux fermés sur ses autres soldats. Rémy Bourdeau, résilient ô possible, est redevenu le joueur du rugby qu’il était avant sa triple opération du genou. Paul Boudehent, sorti blessé dès son entrée en jeu en finale de Champions Cup, ne cesse de s’affirmer et de pousser tous ses coéquipiers vers le haut. Sans oublier la pépite Matthias Haddad, double champion du monde moins de 20 ans (2018, 2019) et propulsé dans le grand bain en décembre dernier, sous le maillot rochelais. Seul Zeno Kieft, tout jeune retraité, manque à l’appel cette saison. Le jeune Noé Della Schiava (19 ans), encore jamais vu en pro, le remplace numériquement, en intégrant la préparation estivale.

Deuxième ligne > Là aussi, La Rochelle possède un vivier à faire pâlir nombre de formations. À commencer par le colossal Will Skelton, tant par son gabarit que son apport au sein du groupe. L’Australien a d’ores et déjà marqué le Top 14 de son empreinte, aux côtés du vétéran Romain Sazy (34 ans). Le capitaine, leader de vestiaire hors pair, entame sa douzième saison en jaune et noir. Il partagera une nouvelle fois son numéro 4 avec Thomas Lavault, dont la montée en puissance lui a valu une convocation pour Marcoussis, en janvier dernier. Thomas Ployet, titulaire à trois reprises avec les moins de 20 ans lors du récent 6 Nations, est bien entouré pour pointer le bout de son nez. Derrière Skelton, la concurrence monte d’un cran. Taulier du RC Vannes, Rémi Picquette va s’entraîner avec un garçon qu’il connaît bien, Mathieu Tanguy, Rochelais pure souche.

Piliers > Révélation rochelaise de la saison passée, Reda Wardi tient la corde à gauche de la première ligne où l’international Dany Priso, longtemps handicapé par un doigt la saison passée, tente de revenir à son meilleur niveau. Léo Aouf, souvent suppléant jusqu’ici, a gagné en expérience depuis l’automne. À droite, l’indéboulonnable Uini Atonio voit débarquer deux recrues aux dents longues. Guram Papidze sort d’une saison à 27 matchs avec Nevers, Joël Sclavi est allé s’aguerrir en Super Rugby après un passage à Soyaux-Angoulême. Ils vont découvrir un championnat qui n’a plus de secret pour Ramiro Herrera, de retour d’une blessure à l’épaule.

Talonneurs > Dans la forme de sa vie au printemps dernier mais éloigné des terrains pour les phases finales du championnat en raison d’une blessure au genou, Pierre Bourgarit espère vite retrouver ses sensations. Le Rochelais le plus étoilé de la saison dernière, avec 21 étoiles Midi Olympique, sera suppléé par Facundo Bosch. L’Argentin, percutant dans le jeu courant, doit soigner ses lancers en touche. Samuel Lagrange, 4 essais en 2020-2021, jouera les premiers rôles durant les périodes internationales. Le prometteur Sacha Idoumi, déjà convoqué mais jamais entré en jeu, vise ses premières minutes en pro.

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Romain ASSELIN
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