Nevers : amicalement volts

  • Les Neversois sont fin prêts pour démarrer la série de matchs amicaux. Vendredi soir, c’est face aux Grenoblois qu’ils vont se jauger. Photo Icon Sport
    Les Neversois sont fin prêts pour démarrer la série de matchs amicaux. Vendredi soir, c’est face aux Grenoblois qu’ils vont se jauger. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Après un succès probant face à Montauban, les Neversois montent l’intensité d’un cran en recevant des Grenoblois impatients d’étalonner leur état d’esprit et leur nouveau plan de jeu.

Sous l’estampille "match amical", c’est une véritable répétition générale, tonique et vigoureuse, que l’USON Nevers Rugby livrera ce soir face à Grenoble, dans un Pré-Fleuri enfin regarni de spectateurs après sept mois de huis clos. À deux semaines de l’ouverture du championnat face à Vannes, le groupe s’attend à un test grandeur nature - et mature - celui d’une "très grosse équipe de Pro D2", selon le manager Xavier Péméja.

La victoire décrochée le 6 août à Vichy contre Montauban (20-10), pour le premier match de préparation, s’est construite en partie sur l’enthousiasme retrouvé de Neversois sortis rincés d’une saison usante et frustrante. Rentrés de vacances le 21 juin, les joueurs ont vécu des semaines "intenses, difficiles", à remettre l’ouvrage sur le métier. L’intégration de la dizaine de recrues "se passe très bien", assure Xavier Péméja, satisfait de "l’état d’esprit" et de la "cohésion ". Tout en sachant, prudent sachem, que "la vérité, c’est le championnat", et que la peinture fraîche du chantier estival peut s’écailler aux premiers coups de tempête.

Trente-deux joueurs alignés

Pour ce dernier véritable match de préparation (la rencontre face à Bourg-en-Bresse, le 19 août, mobilisera surtout les espoirs renforcés par quelques joueurs de l’équipe une), le staff usoniste alignera trente-deux joueurs, dont la quasi-totalité des recrues ; seul manquera l’ailier Andrzej Charlat (ex-Provence Rugby), qui fait partie de la (pas si) petite colonie de blessés de plus ou moins longue date — Kitutu, Barjaud, Hamel, Rorke, Bastide, Cotte, Cazenave, Jaminet, Ménoret, Faucher et Bonvalot.

Si les Neversois abordent la saison 2021-2022 dans un esprit de continuité améliorée, les Grenoblois s’en approchent avec des précautions de géant en reconstruction : arrivée d’un nouveau staff (Fabien Gengenbacher, Arnaud Héguy et Nicolas Nadau), départ de figures de proue (Fourie, Fifita, Rey, Tupuola, Taufa), recrutement avisé mais sans coup d’éclat.

"Dès notre reprise, le 5 juillet, nous avons été dans une phase de construction, avec trois premières semaines sur la dimension athlétique durant laquelle les joueurs ont aussi intégré le nouveau plan de jeu, détaille Fabien Gengenbacher. Depuis la semaine dernière, avec le stage à Val d’Isère, nous nous sommes plus focalisés sur le rugby, on rentre dans le détail."

L’ancien arrière du FCG (de 2006 à 2017) insiste aussi, depuis le début de la préparation, sur "la construction de l’état d’esprit", en s’appuyant sur la "résilience" affichée la saison passée pour remonter de nulle part jusqu’aux phases finales : "On a hâte de confronter tout ce travail aux matchs amicaux. On va à Nevers pour chercher la validation de l’état d’esprit, avoir des certitudes dans le plan de jeu, même s’il reste encore des phases d’ajustement."

 

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Sébastien CHABARD
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