Patrick Arlettaz : « En Top 14, tout va plus vite… »

  • Pour sa deuxième saison dans l'Élite avec Perpignan, Patrick Arlettaz parle d'un groupe "vigilant" à trois semaines de la reprise du Top 14
    Pour sa deuxième saison dans l'Élite avec Perpignan, Patrick Arlettaz parle d'un groupe "vigilant" à trois semaines de la reprise du Top 14 Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le technicien aborde cette saison avec confiance quant aux progrès effectués par son équipe mais aussi avec beaucoup d’humilité…

Comment jugez-vous votre préparation, forcément raccourcie après votre titre de champion de Pro D2 ?

C’est court et intense. Nous n’avons "que" cinq semaines dans les jambes mais nous avons essayé de maximiser leur bénéfice. On est sur l’effervescence d’un début de saison, les joueurs sont comme des gamins et tout le monde est très content de se retrouver et de travailler. Bon, nous avons quelques absents, des internationaux mobilisés sous leurs couleurs et des blessés qui vont nous manquer en début de saison. Mais ceux qui sont là bossent bien et nous sommes donc partagés entre une certaine forme d’excitation et une extrême vigilance…

Vous sortez d’une excellente saison de Pro D2 mais les cartes sont rebattues et vous parlez de vigilance. Pourquoi ?

Il faut être très humble au moment d’aborder un championnat tel que le Top 14, qui est un des meilleurs du monde. Il est vrai que nous avons fait un très bon championnat de Pro D2, en ne perdant que cinq matchs sur trente-deux et en remportant le titre. Pour autant, cela ne nous apporte aucune garantie en Top 14.

En tant que technicien, quelles différences notables remarquez-vous entre les deux divisions ?

C’est sans commune mesure. Il existe d’importantes différences entre les deux divisions, tant en termes de qualité individuelle des joueurs que de profondeur de banc. En Top 14, des joueurs au ballon, tout va plus vite. La compétition en elle-même est très homogène avec des équipes qui se tiennent dans un mouchoir de poche. Je prends l’exemple de Bayonne qui a produit un bon rugby, qui a gagné des matchs et qui malgré tout ça a fini par descendre. Bref, ce Top 14 est un sacré chantier.

On sait que votre dernier passage en Top 14, lors de la saison 2018-2019, s’est soldée par un échec. En quoi votre club s’est amélioré depuis cette rélégation ?

Je pense que notre effectif s’est étoffé, sur le plan de l’expérience notamment. On a recruté des internationaux, des gars qui ont de la bouteille et qui sauront gérer les matchs et la saisons dans les temps forts comme dans les temps faibles. Je crois aussi que notre dernier parcours en Pro D2 est encore plus convaincant que celui que nous avions effectué en 2017-2018 où nous avions été aussi sacrés champions. Nous avons aussi renforcé considérablement notre staff. Lors de notre dernier passage en Top 14, nous n’étions que deux, Perry (Freshwater, N.D.L.R.) et moi-même. Cela est sans doute trop peu pour relever un tel défi. Là, avec l’arrivée de David Marty (entraîneur des trois-quarts) et l’apport de Gérald Bastide (spécialiste de la défense), nous serons quatre et cela est plus conforme aux exigences de l’élite.

La qualité de votre défense n’est pas étrangère à vos récents succès en Pro D2…

C’est vrai que l’arrivée de Gérald Bastide a permis un rééquilibrage de ce secteur. Avoir un staff étoffé qui comptera en plus l’arrivée de David Marty nous donne d’autres raisons d’espérer une issue positive à cette saison.

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