Limoges - Acteurs du renouveau limougeaud

  • L’ambition des Limougeauds, ici Quentin Moulinjeune, Stéphane Brun, Théo Martin et Quentin Leclercq (de gauche à droite), de goûter à l’Honneur sont clairement assumées.
    L’ambition des Limougeauds, ici Quentin Moulinjeune, Stéphane Brun, Théo Martin et Quentin Leclercq (de gauche à droite), de goûter à l’Honneur sont clairement assumées. Photo DR
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Le LEC accepte d'être différent mais refuse de porter une étiquette folklorique. Il est dans la compétition.

Les clubs étudiants sont une rareté sur l’échiquier de la FFR et c’est sans doute la raison pour laquelle Vincent Riffaud, qui a été joueur jusqu’à ses 44 ans et qui occupe, notamment, le poste de secrétaire du Limoges Étudiant Club, est très attaché, comme le président David Janailhac et ses amis du bureau, au statut du LEC.

« C’est un peu une image de marque, un label et nous essayons de cultiver cet état d’esprit. Nous faisons ce qu’il faut pour rester à part », consent Vincent Riffaud. Nous ne sommes plus dans la folie estudiantine des années 80 et comme d’autres le LEC a fait sa mue. Cette année, il a commencé à « donner la pièce » aux joueurs, une première qui est un sujet de discussion en interne.

Cependant, par son fonctionnement, il se démarque clairement des structures classiques et Vincent Riffaud s’en félicite : « Nous ne sommes pas un club de village, ni un club de quartier. Nous cultivons autre chose, un esprit, une ambiance. Mais attention, sur le terrain nous sommes sérieux. En 2018, nous avons joué la finale du championnat de France de Deuxième Série (après avoir remporté le titre régional, N.D.L.R.). On ne veut pas passer pour des rigolos et nous attachons de l’importance à la crédibilité sportive. Nous portons un joli maillot violet et rose, mieux vaut être crédible. Cependant, notre budget de 33 000 € pour deux équipes seniors nous permet de ne pas nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. »

Retour aux sources de Beaublanc

Le LEC a pris le parti de ne pas avoir d’école de rugby. Il participe à un regroupement avec l’USA Limoges et d’autres clubs environnants. Vincent Riffaud et les siens ont une vision particulière de leur mission : « Nous sommes une école de rugby pour adultes. On accepte tout le monde et si certains joueurs viennent de fédérale, c’est pour moins se prendre la tête. Sur nos soixante éléments, il y a une quinzaine d’étudiants. Nous accueillons des joueurs qui ont découvert le rugby à l’université. Le LEC a été relancé dans les années 80 mais les liens avec l’université se sont distendus et nous essayons de le retendre. Ces deux dernières saisons, nous n’avons bénéficié d’aucunes subventions. C’est atypique. Les choses ont été remises à plat et la situation devrait évoluer. »

Depuis deux ans, le Limoges Étudiant Club évolue en Promotion Honneur et les entraîneurs Christophe Masseboeuf et Anthony Dumas espèrent une embellie qui propulserait leur équipe en Honneur. Mais au-delà de cet objectif, le club souhaite surtout travailler en synergie avec l’USAL. En s’installant, il y a un an, sur le site de Beaublanc, où évoluent les Limougeauds en Fédérale 1, le LEC est revenu aux sources des années 1900 quand les deux entités ne faisaient qu’une (SAUL) avant la séparation.

Aujourd’hui, à Limoges, le projet global consisterait à consolider le club phare, l’USAL, qui serait entouré de clubs satellites dont le LEC ferait partie. Une interrogation cependant affleure : Et si le LEC accédait à la Fédérale 3 ? Vincent Riffaud affronte la question sans sourciller : « Il y aurait un problème structurel. Notre fonctionnement est très horizontal. Nous nous en tenons à une montée en Honneur. Raisonnablement, on ne peut pas viser plus haut que le premier niveau régional. Notre idée est plutôt de participer à un renouveau du rugby à Limoges. » Joli défi…

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Gérard PIFFETEAU
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