Paris réussit son rodage

  • La star néo-zélandaise Ngani Laumae a découvert la rudesse des rencontres entre équipes de Top 14.
    La star néo-zélandaise Ngani Laumae a découvert la rudesse des rencontres entre équipes de Top 14. Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Toujours dans une ambiance euphorique avec le retour du public sans restriction, Paris s’est défait timidement de Brive dans une rencontre où nombre de titulaires manquaient à l’appel.

Il y avait foule au stade Alexandre-Cueille et même le précédent président de la République François Hollande était là. Il nous confiait se sentir «très heureux d’être partie prenante de cette compétition qui se prépare». Le public, de retour, a rapidement repris ses marques tant dans l’encouragement que dans les mécontentements à l’égard de l’arbitrage. Il donne de la voix pour lancer une rencontre qui a du mal à démarrer véritablement. La chaleur étouffante et les quasi trente degrés à 19 heures n’aidant pas à la chose. Ajoutez à cela de nombreuses absences avec des internationaux au repos forcé et des joueurs convoqués à l’InExtenso SuperSevens… Pour autant, on sent bien que les intentions de jeu sont là mais les attaques avortent assez rapidement. Faute d’adresse de part et d’autre, la faute aussi à des défenses hermétiques qui tapent fort.

Un combat aérien

Alors on s’en remet au jeu au pied d’Hervé pour Brive, et du jeune ouvreur Monin (arrière chez les espoirs) pour les Soldats roses, dans l’objectif de trouver des touches. Cela permettant de construire des lancements de jeu plus structurés. Deux parachutistes corréziens se sont posés lors de l’avant-match, mais c’est bien Paris qui règne sans conteste dans les airs. Les hommes de Gabrillagues ne laissent pas même les miettes à leur adversaire. «Nous n’avons pas eu de munitions en touche lors du premier tiers-temps et donc peu de ballons à exploiter», constate le capitaine briviste Saïd Hirèche. Heureusement le buteur corrézien Enzo Hervé débloque la marque avec une pénalité juste avant la fin du premier tiers-temps. Alors que Zouzou la mascotte du CAB multiplie les photos, le spécialiste de la touche briviste Arnaud Méla profite de cette pause pour donner des solutions à ses avants. «Arnaud nous a dit de faire des choses simples et d’être bien serrés à la tombée, on a bien rectifié le tir ensuite», ajoutait Saïd Hirèche. Le jeu se décante et les joueurs prennent confiance. Comme sur cette relance depuis 22 mètres parisiens où Ngani Laumape se retrouve au soutien et vient percuter Enzo Sanga aux 40 adverses, qui le stoppe difficilement.

L’ancien joueur des Hurricanes s’est montré plutôt discret pour ses débuts. «Il faisait vraiment très chaud mais je suis content d’avoir pu jouer ce soir», explique le centre, qui avait été averti de l’âpreté du Top 14 par Gonzalo Quesada. Au fil du match, les touches sont améliorées pour les hommes de Jérémy Davidson. Et c’est évidemment par ce secteur de jeu que la lumière est venue, par deux fois. À la retombée d’une touche bien captée, la poussée parisienne emporte l’opposition briviste et c’est Chapuis qui marque à la 42e dans le coin droit. Pour ceux qui auraient loupé l’action, pas de problème. Par la main d’Acquier, le CAB inscrit le même essai à l’identique et au même endroit du terrain, vingt-cinq minutes plus tard. Entre ces deux essais, le demi de mêlée James Hall s’est fait la malle au ras du ruck et Paris s’impose donc dans cette première phase de rodage. Une évaluation de taille avant d’attaquer la compétition le 4 septembre dans le derby face au Racing.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Tristan Failler
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?