Saga Narbonne - Boris Goutard : « Pour rien au monde, je ne quitterais Narbonne »

  • Boris Goutard a été l'auteur de la pénalité ayant envoyé Narbonne en Pro D2.
    Boris Goutard a été l'auteur de la pénalité ayant envoyé Narbonne en Pro D2. Photo La Dépêche du Midi - Ph. Leblanc
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Celui qui entame sa troisième saison avec Narbonne est l’auteur de la pénalité qui a fait remonter le RCN en Pro D2 en mai. Boris Goutard nous parle de ce moment unique et se projette sur la saison prochaine.

Parlez-nous de votre parcours.

Je suis originaire d’un petit village à côté de Pau, j’ai commencé au plus jeune âge, à 4 ans. J’ai commencé à Bénéjacq avant de partir dans le village juste à côté à l’USCN Coarraze-Nay pour évoluer en seniors juste avant d’atterrir à Narbonne. Si mes souvenirs sont bons, je fais une saison avec Coarraze-Nay en Fédérale 3 où on monte et j’arrive en suivant à Narbonne.

Devenir un joueur de rugby professionnel était-il un objectif à terme ?

Le rugby, ça s’est fait naturellement, mon grand-père et mon père jouaient au rugby donc je m’y suis mis aussi. Devenir joueur professionnel, ce n’était pas un objectif mais plutôt un rêve et il est en train de se réaliser avec Narbonne.

Vous souvenez-vous de votre premier match avec les pros à Narbonne ?

Oui, c’est contre Castanet, il me semble. J’étais très stressé pour ce match mais on a quand même eu pas mal de temps pour le travailler donc j’ai essayé de transformer ce stress en quelque chose de positif. J’ai été très entouré par mes coéquipiers et par les coachs donc finalement c’était du beau stress. J’avais des appréhensions mais surtout beaucoup d’excitation avant le match. En plus on gagne donc ça reste un bon souvenir et une bonne première.

Vous avez gagné pas mal de temps de jeu au fil de la saison dernière et finalement vous vous retrouvez a tapé la pénalité de la gagne, celle qui fait monter le club en Pro D2…

Tout est allé très vite, je ne l’ai pas vu ni senti arrivé ! J’ai profité de chaque moment que je pouvais vivre avec cette équipe. La blessure de Raynor Parkinson m’a, entre guillemets, un peu propulsé donc j’ai pu profiter des moments précieux comme sur la demi-finale face à Nice. Je me sens bien dans ce club et aujourd’hui pour rien au monde, je ne quitterais Narbonne.

À quoi pensez-vous avant de taper la pénalité qui peut faire monter le RCN en Pro D2 ?

Je ne saurais même pas le décrire, c’est allé tellement vite. Il me semble que je rentre dix minutes avant de taper cette pénalité. Je ne touche pas énormément de ballons. On ne subit pas mais on est dans une phase un peu compliquée, le match est complètement fermé. Et puis il y a ce maul dont je me souviendrais toujours, Nice se met à la faute et dès que je vois le bras tendu de l’arbitre, je comprends que sur le terrain c’est moi le buteur et que c’est pour moi (rires). Au moment de poser le ballon il n’y a plus rien qui se passe, je suis dans ma bulle et je pense que c’est ce qui m’a aidé. Je ne me suis pas posé de questions. J’ai stressé au moment où l’arbitre a tendu le bras parce qu’on était qu’à quelques minutes de la fin et j’ai compris que si je la mettais ça pouvait être sympa mais le moment où je pose le ballon et je tape, j’ai l’impression que cela n’a duré que quelques secondes.

Quels sont les objectifs pour cette nouvelle saison ?

D’abord gratter un maximum de temps de jeu et puis découvrir ce championnat dans lequel je n’ai jamais joué. J’ai vraiment hâte de jouer et de continuer mon petit bout de chemin. Le niveau va être plus élevé donc les exigences ne sont pas les mêmes mais tout le monde est dans un bon état d’esprit pour aller chercher quelque chose en Pro D2.

Aujourd’hui, il y a deux nouveaux arrivants à votre poste, comment appréhendez-vous la concurrence ?

Je ne le vois pas comme une concurrence. Forcément cela en est une car on joue le même poste et on est trois mais étant le plus jeune, je n’ai pas grand-chose à perdre. J’ai juste envie d’apprendre aux côtés de ces mecs-là qui ont plus d’expérience. Cela me permettra de m’affirmer à ce poste à l’avenir. 

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Manon Moreau
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