Saga Narbonne - Se maintenir en gardant l’ADN du RCN

  • Les Narbonnais de Nawakatabu ont pu se tester face aux Biterrois en match amical mardi soir, malgré une défaite 5-16.
    Les Narbonnais de Nawakatabu ont pu se tester face aux Biterrois en match amical mardi soir, malgré une défaite 5-16. Photo Aurélien Delandhuy - Midi Olympique
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Trois mois après la montée en Pro D2 du Racing club narbonnais, tout le monde est redescendu de son petit nuage pour se mettre au travail. Aujourd’hui, le club n’a qu’une seule idée en tête, se maintenir en gardant les valeurs de ce club historique.

C’est une date qui restera gravée à jamais dans les cœurs orange et noir, celle du 30 mai 2021. Ce jour-là, après trois ans d’attente interminable, le Racing Club narbonnais retrouve le Pro D2 en s’imposant (12-9) en demi-finale d’accession face à Nice. C’était un vrai match de phase finale, il faut bien l’avouer ce n’était pas du «beau rugby», avec un jeu complètement fermé et aucun essai inscrit…

Deux minutes avant le coup de sifflet final, le jeune demi de mêlée Boris Goutard ne tremble pas et inscrit la pénalité de la gagne. C’est toujours avec autant d’émotions, les yeux brillants que Gilles Belzons, président du club depuis 2019, évoque cette montée : « Depuis 2007, ce club s’est mis en marche arrière. Quand on est amoureux de son club comme je le suis et que l’on voit qu’il met enfin la marche avant ça fait vraiment quelque chose ! Le passage de Nice dans l’histoire du RCN a été merveilleux. Quand on a gagné, on était assommé par la joie. Ce qui a été magnifique, c’est quand on est descendu des tribunes. On avait l’impression qu’une bombe était tombée sur le terrain. C’est encore beaucoup d’émotions pour moi. » 

Sans trop le dire, le club n’avait qu’une chose en tête : remonter en Pro D2. Après de longs mois de travail et des ambitions écorchées par l’épidémie de Coronavirus, les Narbonnais ont enfin retrouvé leurs couleurs. Et revoilà le Pro D2. Tout est finalement allé si vite. Pour Gilles Belzons comme pour les quatre autres présidents, pas le temps de fêter la montée. Dès le lendemain matin, il a fallu fermer le classeur « Nationale » pour ouvrir celui « Pro D2 », raconte-t-il.

Le maintien en ligne de mire

Pas besoin de tergiverser, l’objectif était déjà très clair : se maintenir. « La joie et l’émotion que l’on éprouve aujourd’hui, on ne veut pas que cela se transforme en tristesse au mois de juin en revenant à la case départ. Cette saison, l’objectif c’est d’assurer le maintien. Il faudra du chauvinisme de la part de nos supporters et de l’engouement de la part de nos nouveaux joueurs. Le rugby passe par une envie collective, un état d’esprit, une identité. Il faut réussir à sortir de belles choses », assure Gilles Belzons.

Pour assurer le maintien, le club a décidé de faire confiance à ses joueurs ainsi qu’à seize recrues venues du Portugal, des États-Unis mais aussi de Pau ou encore d’Agen : « J’adore la mixité dans notre sport, il faut que cela soit une valeur ajoutée. Je crois aussi à la formation, on a des gamins de qualité et je pense que c’est l’alchimie entre les joueurs venus d’horizons différents et l’ADN de nos joueurs et nos espoirs narbonnais qui peut faire la différence », explique-t-il.

Outre le facteur joueur, il y a aussi le staff qui a été totalement remanié. Aux commandes de cette équipe narbonnaise on retrouve Julien Seron ancien entraîneur des arrières à l’USC, Brice Mach entraîneur des avants, Sébastien Logerot entraîneur de la défense et Maxence Rivière préparateur physique aux côtés de Pauline Herpe.

En ce qui concerne les infrastructures, Gilles Belzons confiait déjà au lendemain de la montée qu’il fallait « retravailler les infrastructures du parc des Sports, notamment au niveau des loges pour recevoir les partenaires comme il se doit, ainsi qu’au niveau du terrain, pour faire en sorte que les supporters soient plus proches des joueurs ». Aujourd’hui tous les projets sont lancés et en cours d’étude avec le soutien de la mairie de Narbonne. Un renouveau sans doute nécessaire pour le club qui se lance un défi de taille !

L’ADN Orange et Noir

S’il y a bien une chose sur laquelle Gilles Belzons ne fera pas d’impasse, c’est sur l’histoire de son club. Pour celui qui a « grandi à la mamelle orange et noir », fils d’André Belzons (troisième ligne du RCN dans les grandes années du club), formé à l’école de rugby de Narbonne, ancien joueur, entraîneur et aujourd’hui président, il est primordial de conserver l’ADN du RCN.

« Quand tu es professionnel à Narbonne, en enfilant le maillot, tu enfiles aussi une histoire. Tu te dois de connaître l’histoire du club même si tu es Australien ou Néo-zélandais. Les joueurs doivent s’imprégner de cette histoire. Un grand club ne meurt jamais, à condition de savoir d’où tu viens. Je n’ai pas envie qu’on perde notre ADN et notre côté atypique », affirme-t-il.

Rester ce qu’il a toujours été, dans toute sa simplicité et sa fraternité, voilà certainement l’une des clés de la réussite pour le Racing Club narbonnais.

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Manon MOREAU
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