Saga Toulon - Leone doit rugir à nouveau

  • Le RCT a saisi une vraie opportunité en recrutant Leone Nakarawa.
    Le RCT a saisi une vraie opportunité en recrutant Leone Nakarawa. Icon Sport - Icon Sport
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Après deux saisons à Glasgow, le deuxième ligne international fidjien a rejoint le RCT. Parviendra-t-il à redevenir l’un des meilleurs joueurs du circuit, lui qui avait reçu le prix du joueur européen de l’année en 2018 ? C’est toute une rade qui l’espère.

Disons le franchement, l’arrivée de Leone Nakarawa n’était pas dans le plan d’action initial du RCT qui, en faisant signer Quinn Roux (30 ans, 16 sélections avec l’Irlande) et le polyvalent Lopeti Timani (30 ans, 12 sélections avec l’Australie), avait anticipé le départ de Romain Taofifenua. Mais les opportunités du mercato font que… Et l’échec de Nakarawa lors de sa visite médicale à l’Ulster, début juin, en était évidemment une.

Dès lors, puisqu’il paraît qu’abondance de biens ne nuit pas, Toulon a décidé de jeter son dévolu sur le champion olympique 2016 et obtenu, fin juin, une signature aussi inattendue qu’exceptionnelle.

Pourtant, si l’arrivée de l’international fidjien (33 ans, 64 sélections) et ses potentielles associations avec Etzebeth ou Rebbadj font déjà saliver les supporters, il est indispensable de se demander quel Nakarawa s’est engagé sur la rade ? Celui sensationnel avec le Racing, élu meilleur joueur européen en 2018, qui déployait ses tentacules à chaque prise d’intervalle pour offrir des passes après contact venues d’un autre monde à ses coéquipiers ? Ou celui, plus discret, qui - après avoir été licencié pour "abandon de poste" par le club francilien - semblait emprunté avec Glasgow et qui a finalement été retoqué à la visite médicale de l’Ulster ?

« Le talent ne se perd pas comme ça »

« On se souvient du talent qui était le sien au Racing et le talent ne se perd pas comme ça », se voulait, rassurant, Maxime Petitjean à l’évocation du nouveau géant de la rade (1,98m, 109 kg). « Il y a deux ans c’était le meilleur joueur d’Europe, il n’y a pas de raison qu’il ne le redevienne pas. » 

À Anthony Belleau de poursuivre : « Je ne connais pas encore l’homme mais je connais le joueur et je sais de quoi il est capable. C’est un facteur X, qui peut débloquer une situation sur une passe, un geste : j’ai hâte de le voir à l’œuvre. Puis c’est un beau challenge pour lui car à Toulon - surtout quand on joue devant - il y a du boulot à faire avant de réaliser des passes après contact. Mais Nakarawa peut nous apporter une véritable plus-value. » 

D’autant que même s’il apparaissait dans le creux de la vague depuis plusieurs mois, Leone Nakarawa a prouvé à qui pouvait bien en douter qu’il n’avait rien perdu de son rugby lors de la double confrontation entre les Fidji et les All Blacks cet été.

Et il ne fait évidemment aucun doute que si le magicien retrouve la condition physique et la régularité qui étaient les siennes lors de ses trois saisons au Racing, le RCT a réalisé un énorme coup en engageant l’un des quelques joueurs de la planète ovale capable de faire basculer le cours d’une rencontre. 

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Pierrick Ilic-Ruffinatti
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