Entraîneur-joueur, Damien Chouly découvre sa nouvelle vie

  • Damien Chouly sous le maillot de Perpignan.
    Damien Chouly sous le maillot de Perpignan. MIDOL - Patrick Derewiany
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A 35 ans, le troisième ligne va débuter sa dernière saison dans l’élite et entamer sa reconversion d’entraîneur en tant qu’assistant, focalisé sur le secteur de la touche. Une double casquette qu’il commence à étrenner.

Mardi matin, Damien Chouly, 35 ans, a cru rajeunir de quelques années. L’opposition avec le Stade toulousain a rappelé au troisième ligne ses nombreuses années dans l’élite et lui a permis de croiser de vieilles connaissances, dont Maxime Médard, partenaire d’un autre temps : «En 2005, on avait eu nos premières sélections ensemble. Je n’ai pas l’habitude de regarder dans le rétroviseur mais là, je me rends compte que ça fait long. Il n’en reste plus beaucoup devant, je veux en profiter. Là-dessus, on est sur la même longueur d’onde.» Affûté et plein d’entrain, le Catalan s’apprête à vivre, comme l’arrière toulousain, sa dernière saison sur les terrains.

« Apporter un plus en début de semaine »

Avec un état d’esprit intact de compétiteur, encore désireux de se confronter et d’aller aussi loin que possible : «Il faut bien rester en forme car ça va aller plus vite. C’est primordial de bien se préparer pour faire bonne figure. Ça fait deux ans, c’était assez long. Et puis je suis rarement satisfait. C’est ce qui me pousse encore à jouer et à me remettre en question.»

Mardi, les quelque 300 curieux venus à Font-Romeu ont ainsi vu Damien Chouly plaquer, porter le ballon, haranguer ses troupes. Mais ils l’ont aussi découvert sous un nouveau jour : lors des séances de touches, le troisième ligne a pris un pas de recul pour décrypter les combinaisons et placer ses partenaires.

À compter de cet été, l’international aux 46 sélections endosse en effet la responsabilité d’assistant sur ce secteur. Une transition douce : «Je l’appréhende sereinement. J’ai eu une discussion avec Patrick puis Perry en fin de saison. J’avais déjà l’habitude de travailler sur les choix de touches avec Perry au cours de l’année dernière. Là, ça sera un peu plus poussé. Ce n’est que la présaison, je ne suis pas encore entré à fond dans ce rôle, ça va se faire progressivement. C’est quelque chose qui me plaît.» 

L’entraîneur en devenir reste tout de même au second plan. Son premier rôle le place encore en troisième ligne : «J’ai toujours la casquette de joueur, surtout. Je me prépare déjà à bien jouer, c’est très important. Et puis sur les débuts de semaine, j’essaierai d’apporter un plus au niveau de l’entraînement et de la touche.» Damien Chouly pourrait être plus précieux que jamais du côté d’Aimé-Giral.

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