Toulouse et Perpignan réunis pour un bal de champions aux sommets

  • Perpignanais et Toulousains se sont retrouvés à Font-Romeu pour un entraînement dirigé.
    Perpignanais et Toulousains se sont retrouvés à Font-Romeu pour un entraînement dirigé. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Le Stade toulousain et l’Usap se sont retrouvés à Font-Romeu, station des Pyrénées-Orientales, mardi. Pour un entraînement dirigé qui aura permis à chacun d’avancer dans sa préparation.

Font-Romeu, station des champions, n’avait jamais aussi bien porté son nom. Mardi, la cité montagnarde des Pyrénées-Orientales, terre d’accueil d’athlètes olympiques par dizaines, a réuni deux équipes fraîchement couronnées, cumulant tous les titres professionnels de l’année passée : Top 14, Coupe d’Europe et Pro D2.

À près de 1 800 mètres d’altitude, le Stade toulousain et Perpignan s’étaient donné rendez-vous au centre national d’entraînement en altitude pour un entraînement en commun. Sous le regard de 300 spectateurs dont Didier Lacroix, le vacancier Anthony Jelonch, en instance de reprise, ou encore le coureur de fond Mahiedine Mekhissi-Benabbad, les formations ont partagé, pendant deux heures, la pelouse du terrain de rugby de la station, enchaînant ateliers techniques, oppositions en mêlée et touche puis match à toucher au cours desquels Dubois, Youyoutte, Acebes ou encore Delibes ont trouvé le chemin de l’en-but. Un exercice plébiscité par tous, à la fois ludique et sans risque, avec Mathieu Raynal en maître du jeu.

À l’arrivée, tout le monde semble y avoir trouvé son compte. Huit jours après leur retour aux affaires, les champions de France et d’Europe en titre, en stage dans la station jusqu’à ce vendredi, ont pu renouer avec le jeu, dans sa plus simple expression. « Se mettre en condition de match et retrouver la philosophie de mouvement, c’est chouette », savoure Thibaud Flament.

Antoine Dupont, particulièrement en vue, et ses partenaires — dont les internationaux moins de 20 ans, tout juste intégrés — ont démontré de la vitalité et une détermination intacte. « Les gars sont frustrés de tout ce temps sans rugby, évoque Laurent Thuéry. Tout le monde avait envie de toucher le ballon, c’est très bien. »

« C’est normal que tout ne soit pas au top »

Une première répétition comme une belle promesse pour la suite : « C’est notre état d’esprit de compétiteur qui nous donne cette envie de revenir et de vouloir rejouer les titres », augure le deuxième ligne. Ce rassemblement ne s’est pas limité à une partie de plaisir. « Ça permet de sortir de notre zone de confort sur les entraînements, d’avoir une expérience nouvelle et de se confronter à de futurs adversaires », apprécie Alban Placines. L’expérience aura apporté son lot d’enseignements : « On sait que l’on a une préparation courte, poursuit Laurent Thuéry. C’est plus ou moins un choix mais il faudra que ce ne soit pas une excuse. Cette séance a mis en lumière des choses à travailler et des manques. Après huit jours, c’est normal que tout ne soit pas au top. » 

Et Thibaud Flament de compléter : « Ça fait six semaines que l’on ne s’est pas entraîné ensemble : sur les phases arrêtées ou dans le jeu courant, il faut que l’on retrouve les repères collectifs. Nous n’avons pas encore beaucoup travaillé les lancements et les combinaisons. Tout ça doit être revu. »

Il leur reste quinze jours pour tout affiner : « La semaine prochaine, on enchaînera avec le match amical contre Toulon qui apportera d’autres enseignements pour arriver à La Rochelle dans les meilleures dispositions », se projette sereinement l’entraîneur de la défense.

Côté catalan, quatre jours après un premier galop d’essai face à Montpellier (34-15), le rassemblement en altitude a permis d’ouvrir un peu plus les yeux sur la suite des événements : « C’était très enrichissant, résume Patrick Arlettaz. Il y a une prise de conscience pour les joueurs. Ils les ont vus de près, ils ont pu un peu se rendre compte de la vitesse, de l’intensité, de la qualité de passe, dans les duels. On a beau dire que c’est chaud, tant que l’on n’a pas mis la main sur la plaque, on n’en est pas complètement persuadé. Là, ils ont mis la main dessus et ont pu constater que ça va être chaud. » 

Tom Ecochard insiste : « Il y avait de gros clients en face. Ça permet de voir l’exigence, la vitesse, la dextérité. Tout le monde a une liberté créative dans le jeu, c’est le haut niveau. C’est une chance pour nous de se confronter à leurs méthodes d’entraînement. » L’Usap, de retour dans l’élite, a pu regarder, apprécier, s’inspirer peut-être. Et mesurer ses propres atouts, sans complexe ni crainte : « Ça vient confirmer, dans une certaine mesure, les armes que l’on peut avoir face à ce style d’équipes », reprend l’entraîneur.

Ce détour d’un jour par Font-Romeu pourrait se révéler des plus utiles, pour la suite du périple : « Ça n’amène aucune garantie mais l’on essaye de tout prendre pour être le plus prêt en vue d’atteindre l’objectif de maintien. » À chacun ses ambitions de champions.

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Vincent BISSONNET
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