Battu, le BO a néanmoins posé une première pierre

  • Les Biarrots ne sont pas parvenus à enrailler la machine girondine mais ont pu régler les derniers détails. Photo Eric Morelle Les Biarrots ne sont pas parvenus à enrailler la machine girondine mais ont pu régler les derniers détails. Photo Eric Morelle
    Les Biarrots ne sont pas parvenus à enrailler la machine girondine mais ont pu régler les derniers détails. Photo Eric Morelle Photo Eric Morelle - Photo Eric Morelle
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Dominés par l’UBB, les Biarrots ont néanmoins prouvé, devant 4 000 spectateurs, qu’ils ne seraient pas ridicules en Top 14.

Les cols blancs de la métropole européenne de Lille (MEL) ont beau jurer que ce match d’exhibition n’était qu’une vaste opération séduction pour la balle ovale dans le grand Nord, il n’en est évidemment rien et, passé le premier round des Biarrots à Villeneuve-d’Ascq, soit à près de 1 000 kilomètres de la Côte des Basques, on fut quelques-uns à s’imaginer le début d’une nouvelle ère pour le BOPB. Et quoi ? Il ne s’appellera probablement plus ainsi, lorsque le tribunal de commerce aura changé le sigle de sa SASP en août prochain, soit au moment où il déménagera peut-être ses derniers cartons. Mais il pourra compter, a minima, sur l’élan de curiosité qu’il suscita vendredi soir, puisque la Ligue des Hauts-de-France dénombra quelques 4 000 spectateurs dans les travées du Stadium, cette superbe enceinte où joue habituellement Marcq-en-Barœul (Fédérale 1), le plus gros club de la région. Là-bas, une source interne au club biarrot nous confiait dans un sourire, en embrassant le paysage d’un geste plein d’emphase : « Le potentiel économique et humain est colossal, ici. Toute cette semaine, nous avons été reçus comme des rois, n’avons pas déboursé un centime et on sent, où que l’on se rende sur ce territoire, une réelle appétence de la population locale envers notre sport. » Alors, le deal entre les Biarrots et la métropole lilloise (10 000 licenciés rugby au dernier recensement) sera-t-il effectif d’ici peu ? Ou bien, la mairie biarrote tentera-t-elle une ultime manœuvre de réconciliation avec la famille Gave et Jean-Baptiste Aldigé pour conserver, intra muros, l’un de ses joyaux ? Réponse imminente, semble-t-il…

Joe Jonas, retenez bien ce nom !

Pour le reste, il apparaît que les coéquipiers de Steffon Armitage sont aujourd’hui prêts à plonger dans le bain du Top 14 où ils n’ont plus mis un orteil depuis sept ans. De ce que l’on a pu constater, le Biarritz olympique n’a rien d’un promu frivole, inconsistant et léger. Il est sérieux sur les fondamentaux, très bon dans le combat au sol, plutôt organisé en défense et doté de quelques gros calibres du rugby international, qu’ils se nomment Henry Speight, Francis Saili, Steffon Armitage ou Tevita Kuridrani. Ce dernier, touché par le Covid 19 il y a quelques jours, n’a pas pu faire ses grands débuts à Villeneuve-d’Ascq sous le maillot biarrot mais sera opérationnel pour le début du championnat, où il formera avec le All Black Saili une paire de centres très Super Rugby.

Amputé de douze joueurs, le promu biarrot n’a certes pas pu venir à bout de l’Union Bordeaux-Bègles, demi-finaliste malheureux du dernier championnat. Mais à l’extrême nord de la Loire, il a rivalisé pendant soixante-dix minutes et, bon an mal an, a fait prendre l’air à quelques-unes de ses recrues : à l’ouverture, l’ancien joueur des Harlequins Brett Herron fut plutôt satisfaisant dans sa conduite du jeu quand le Sud-Africain Joe Jonas, positionné à l’arrière face à Bordeaux, fut dangereux sur chacun des ballons qu’il eut à négocier. Vivement demain ?

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Marc DUZAN
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