Jeux paralympiques : la France veut aller plus haut

  • L’équipe de France de rugby fauteuil, avant son départ pour le Japon, a effectué deux stages de préparation, au Danemark et en Angleterre.
    L’équipe de France de rugby fauteuil, avant son départ pour le Japon, a effectué deux stages de préparation, au Danemark et en Angleterre. Photo DR
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Après deux participations terminées loin des meilleurs, les Bleus veulent confirmer leur progression et monter sur le podium à Tokyo dimanche.

Pour sa troisième participation aux jeux Paralympiques, l’équipe de France de rugby fauteuil rêve de médaille, peu importe la couleur. Après une qualification inespérée à Londres en 2012 et un tournoi terminé à la huitième place, sur huit, puis un voyage à Rio de Janeiro en 2016 pour apprendre (7e), les Bleus ont débarqué à Tokyo en milieu de semaine dernière avec des ambitions.

Olivier Cusin rêve d’un destin similaire à celui de la bande à Laurent Tillie, croisé à l’aéroport lundi dernier. « Je lui ai dit que ce qu’ils avaient fait était une source d’inspiration, sourit Olivier Cusin. Il y a six équipes, dont nous pour trois places. Tout est possible. Cela va se jouer sur des détails. »

Le confinement mis à profit

Mardi, il ne sera pas question d’assister à la cérémonie d’ouverture. Le lendemain, en ouverture du tournoi, l’équipe de France affrontera le Japon, le pays hôte et champion du monde en titre, avant d’affronter, le lendemain, l’Australie, double champion paralympiques en titre. Il ne s’agit pas d’avoir de retard à l’allumage. L’expérience accumulée lors des derniers JO doit servir. Tout comme le travail effectué pendant l’année.

Revenus en France avec la qualification pour les Jeux en poche le… 13 mars 2020, Olivier Cusin et son staff ont mis les confinements à profit. Tous les mercredis matin, tout le monde se retrouvait devant son ordinateur pour travailler tactiquement à la vidéo. De son côté, chacun a bossé physiquement. « Les joueurs ont adhéré au projet, se réjouit le sélectionneur. Ils sont tous amateurs. Beaucoup travaillent à côté. Ils s’arrangent pour s’entraîner tous les jours, comme un sportif de haut-niveau. Ils doivent concilier le travail, la vie de famille et les exigences du sport de haut niveau. »

Une préparation encourageante

Une breloque récompenserait les efforts entrepris ces dernières années pour se rapprocher du très haut niveau. En préparation, une victoire contre la Grande-Bretagne, la première depuis dix ans, est venue prouver que les rêves de médaille ne sont plus utopiques. « Nous sommes sixième nation mondiale. Faire mieux serait déjà une performance, rappelle Olivier Cusin. Mais viser plus haut est un objectif sérieux et objectif. Nous sommes là pour ça. »

On ne peut que leur souhaiter de porter haut les couleurs françaises et d’aller au bout de leurs rêves. Bons matchs messieurs !

La composition de l’équipe de France :

Adrien Chalmin (35 ans, Clermont, 3e participation aux Jeux)

Christophe Salegui (35 ans, Bordeaux, 2e)

Jonathan Hivernat (30 ans, Toulouse, 2e)

Cédric Nankin (37 ans, Paris, 2e)

Matthieu Thiriet (32 ans, Toulouse, 1re)

Brice Maurel (33 ans, Montpellier, 1er)

Rodolphe Jarlan (32 ans, Toulouse, 2e)

Christophe Corompt (38 ans, Bourgoin-Jallieu, 3e)

Corentin Le Guen (27 ans, Nuits-Saint-Georges, 1re)

Sébastien Verdin (30 ans, Nuits-Saint-Georges, 1re)

Nicolas Valentim (27 ans, Clermont, 1re)

Jordan Ducret (25 ans, Carquefou, 1re)

Le staff :

Olivier Cusin (sélectionneur et manager), Bob Vanacker (assistant coach), Cédric Dubord (Intendant), Adrien Corompt (mécanicien), Pasquale Gallo (kiné), Moustafa Raji, Bruno Poncelet (infirmiers)

Le programme :

France - Japon, mercredi 25 août (13 heures)

France - Australie, jeudi 26 août (10 h 30)

France - Danemark, vendredi 27 août (4 h 45).

Demi-finale et finale éventuelles les 28 et 29 août.

Le mode d’emploi :

Le rugby fauteuil, ou quad rugby, se dispute sur un terrain de basket, avec un ballon de volley, à quatre contre quatre. Comme au rugby, l’objectif est de faire passer la ligne au ballon. Les règles mélangent celles du rugby, du basket, du hockey. Un match est divisé en quatre quart-temps de huit minutes de temps de jeu effectif.

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Sébastien Fiatte
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