L’Usap au bout de l’ennui

  • L’Usap a peiné pour se défaire de Colomiers mais empoche un deuxième succès estival. Photo Michel Clémentz
    L’Usap a peiné pour se défaire de Colomiers mais empoche un deuxième succès estival. Photo Michel Clémentz Independant - Clementz Michel
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Après la victoire satisfaisante contre Montpellier, Perpignan s’est contenté du minimum face à Colomiers (19-5) avec une performance un rien chaotique, à deux semaines de la reprise du Top 14.

On savait Perpignan émoussé après un stage intense à Font-Romeu, et un entraînement dirigé avec le Stade toulousain qui a fatigué les corps. L’équipe catalane qui se présentait vendredi soir n’était pas au meilleur de sa forme. Aussi, il faut toujours garder en tête l’aspect "laboratoire" de ces matchs amicaux où les staffs procèdent à de larges revues d’effectif.

Dans ces conditions, Perpignan recevait Colomiers au Stade Aimé-Giral. Si le public était au rendez-vous et chauffé à blanc, ce ne fut pas le cas de l’Usap, que l’on avait laissée pleine de promesses après le match contre Montpellier remporté avec maîtrise la semaine dernière (34-15). Cette fois, les supporters se sont contentés de trois essais inscrits avec réalisme. Pour le reste, ils ont assisté à de très longues séquences défensives devant la ligne d’en-but et des offensives stériles, suscitant de grands soupirs de désespoir dans les gradins. Un des points positifs de la soirée fut la défense, même si Patrick Arlettaz ne s’en satisfaisait pas non plus : « J’ai l’impression que c’est Colomiers qui n’a pas réussi à exploiter nos largesses défensives, plutôt que nous qui avons performé dans ce secteur. Notre replacement défensif leur laissait parfois de sacrées opportunités. »

Une conquête balbutiante et une indiscipline répréhensible

L’expérimenté Damien Chouly dressait un tableau guère plus enthousiaste : « On n’a pas su mettre notre jeu en place, malgré quelques opportunités. Mais notre conquête était trop approximative pour bonifier les ballons. Nous concédons aussi 20 pénalités, c’est énorme. Ce ne sont pas les standards d’une équipe qui va jouer le Top 14. » Les rares éclats en conquête ne leur permettaient pas de dominer les débats, et Perpignan a finalement subi. À plusieurs reprises, la touche sang et or gâchait de précieuses munitions, notamment sur des lancers pas droits malgré trois lanceurs différents.

Quelques joueurs arrivaient pourtant à mettre l’équipe dans l’avancée. Sur le seul essai de la première période, Sadek Deghmache dynamisait une des rares occasions de son équipe en jouant rapidement une pénalité à la main. Il transperçait une défense passive et transmettait à Jean-Bernard Pujol, qui n’avait plus qu’à aller aplatir. Très actifs sur le terrain, Tedder et Labouteley comptaient aussi « parmi les satisfactions », pour le manager Arlettaz.

Au retour des vestiaires, les Catalans s’enhardissaient pendant un quart d’heure et passaient par le jeu d’avants pour gonfler le score, avec des essais d’Eru et Tadjer. Suffisant pour l’emporter.

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Gauthier BAUDIN
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