Paris, une conquête déjà prête

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Chahuté en première période par l’inspiration du nouvel ouvreur montpelliérain Paolo Garbisi, le Stade français s’est appuyé sur un paquet d’avants très conquérant pour l’emporter. Et se rassurer avant le début du Top 14.

Il ne fera pas bon de prendre les frères Alo-Emile en mêlée fermée en Top 14, ou encore la recrue venue de Nevers, Nemo Roelofse. Rajoutez les expérimentés Kakovin et Béthune et vous avez les bases de la victoire parisienne, en Corse, face à Montpellier. Paris est solide en mêlée et appliqué sur ses lancers. En touche, le Stade français a paru aussi bien en place avec un De Giovanni roi des airs et auteur d’une belle moisson, bien secondé aussi par Maestri. Pourtant, à la pause, les hommes de Gonzalo Quesada étaient menés d’un essai transformé. La faute au nouveau diablotin italien du MHR, Paolo Garbisi, qui voulait marquer son nouveau territoire.

L’anglais Alex Lozowoski parti, Handré Pollard retenu pour le moment avec les Springboks, les Français Anthony Bouthier (arrière), Thomas Darmon (centre) positionnés plus loin sur le terrain, l’Italien Garbisi semble réussir à vitesse grand V son intégration au sein de son nouveau club. « C’était l’un des objectifs de ce stage et c’est pour cela que nous sommes partis à 40, avec tous les nouveaux. On voulait vivre ensemble, loin de notre quotidien, et bénéficier de bonnes conditions d’entraînement. Oui, Garbisi a réussi son match », glissait le manager du MHR, Philippe Saint-André, à propos du séjour bastiais d’une semaine de ses hommes.

Pendant 40 minutes, l’un des grands espoirs du rugby transalpin a démontré tout son talent offensif avec un essai après un petit exploit personnel, ainsi qu’une superbe passe au pied pour Rattez qui aurait pu inscrire lui aussi un essai sur le coup et plusieurs prises d’intervalle tranchantes.

Le rugby se répand en corse

"PSA" et son staff décidaient dès la pause de procéder à une large revue d’effectif. Quesada, lui, faisait entrer le champion du monde des moins de 20 ans 2018, Arthur Coville qui donnait le liant qui manquait au Stade français. Toujours aussi dominant en conquête, Paris utilisait beaucoup mieux ses munitions et finalement l’emportait assez logiquement. Si Garbisi a marqué les esprits, la mêlée et plus généralement la conquête parisienne aussi. On peut penser que dans le long conciliabule qu’a tenu Gonzalo Quesada à ses joueurs, le manager a félicité ses gros. Les bases d’une bonne saison semblent posées.

Pour le président de la Ligue Corse, cette rencontre était aussi l’occasion d’une belle promotion du rugby. « Avec 3 500 entrées payantes, ce match, qui s’inscrit dans la convention que nous avons signée pour cinq ans avec le MHR, démontre le dynamisme du rugby sur notre île. Une hausse de 12 % du nombre de licenciés, quatre nouveaux clubs à la rentrée. Tout cela, grâce au travail que nous accomplissons, notamment dans les écoles où l’an passé, plus de 6 000 enfants et adolescents ont touché pour la première fois un ballon ovale. »

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Pierre-Laurent GOU
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